TUNISIE
05/06/2018 11h:51 CET | Actualisé 05/06/2018 11h:56 CET

"Moi aussi, un jour, je partirai": La Une de Libération sur l'exil de la jeunesse tunisienne

Entre la cherté de la vie, le chômage, la précarité, l’absence de loisirs, et même de dignité, le reportage rapporte ce qui pousse ces jeunes à quitter le pays.

Le journal français Libération a consacré mardi sa Une à la Tunisie et à ses jeunes qui, désespérés fuient de plus en plus nombreux le pays sous le titre: “Moi aussi, un jour, je partirai”, une phrase empruntée à Wael, un jeune habitant de Metlaoui de 27 ans.

Liberation

Le reportage titré “En Tunisie, l’exil sans fin d’une jeunesse naufragée” rédigé par Céline Mancé, suit la route entre Metlaoui et Kerkennah, celle “qu’empruntent les jeunes tunisiens sans avenir, celle qu’avaient prise les passagers du bateau qui sombré samedi en Méditerranée”. 

De Métlaoui, où la jeunesse n’a d’autre choix que “le phosphate ou Lampedusa” en passant par Gafsa, Bir Lahfey, Sidi bouzid, Regueb, Sfax et enfin Kerkennah, Libération offre un “road-trip d’une jeunesse désabusée, des régions du centre de la Tunisie, ayant perdu tout espoir de voir leur vie s’améliorer” affirme Augustin Le Gall, un des photographes de ce reportage. 

Entre la cherté de la vie, le chômage, la précarité, l’absence de loisirs, et même de dignité, le reportage rapporte ce qui pousse ces jeunes à quitter le pays. 

Samedi, 51 personnes ont péri au large de l’île de Kerkennah suite au naufrage d’une embarcation transportant près de 180 migrants, dont de nombreux jeunes tunisiens. 

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