MAROC
25/09/2018 18h:27 CET

Mode: Quand le Maroc fait des étincelles à la Fashion Week de Milan

Même Najat Aatabou était de la partie.

Stefano Rellandini / Reuters

MODE - Le Maroc et la mode, c’est une longue histoire d’amour qui ne finit pas de se réinventer. Depuis Yves Saint Laurent dans les années 60 à Christian Siriano lors de la Fashion Week de New York en 2015, en passant par Jacquemus pour l’ouverture la Fashion Week parisienne en février dernier, ou encore Maurizio Galante pour la semaine de la Haute Couture en juillet (pour ne citer que ceux-là), les années qui passent ne semblent avoir aucune emprise sur la fascination des designers pour le Maroc et son artisanat.

Cette année encore, c’est à la Fashion Week de Milan, qui se déroule du 19 au 25 septembre, que la tendance marocaine a fait son show. Entre Roberto Cavalli et Lorenzo Serafini, cap sur une semaine de la mode aux allures très marocaines. 

Non vous ne rêvez pas, c’est bien Bella Hadid que vous voyez défiler sur un fond sonore de Najat Aatabou. Présenté le 22 septembre dernier lors de la Fashion Week de Milan, le défilé printemps-été 2019 de Philosophy était une déclaration d’amour du créateur Lorenzo Serafini au Maroc.

Bella Hadid, Grace Elizabeth, Stella Maxwel et les autres mannequins ont donc foulé les marches du podium sur les notes de “Galvanize” des Chemical Brothers, qui reprend le fameux titre “Hadi Kedba Bayna” de la chanteuse marocaine originaire de Khémisset.

Au menu de ce show, des robes-caftans fluides ou au contraires bouffantes, des pantalons en denim immaculé ornés de lignes de sequins façon “Mozouna” (sequins marocains), des ceintures larges ornées de pompons...

Le même jour, Paul Surridge, aux commandes de la maison Roberto Cavalli depuis tout juste une année, a présenté à son tour une collection printemps-été étincelante. Le designer britannique s’est inspiré de son récent voyage au Maroc et de l’artisanat marocain pour imaginer une série de pièces à l’éclat oriental.

Au menu: ornement en sequins, robes et vestes brodées, franges en “mouzoune” argentées, jupes et shorts en cuir aux broderies graphiques, drapés élégants dans des teintes sable, terre cuite ou dans des imprimés animaliers typiques de la maison florentine.

C’est un véritable voyage que s’offre Roberto Cavalli, une traversée lumineuse du désert du Sahara aux montagnes de l’Atlas en passant par les souks de la médina de Marrakech. On retrouve également toute une symbolique autour de la bicyclette (omniprésente dans la ville ocre) à travers l’usage fréquent du short de cycliste et des lunettes de vélo.

“J’ai récemment fait un voyage avec mon équipe au Maroc, à l’issue duquel j’ai souhaité mixer la tradition de l’ornementation, un élément important du vocabulaire de la maison Cavalli, avec celles des artisans du Maroc”, a expliqué à l’AFP le créateur dans les coulisses du défilé.

Stefano Rellandini / Reuters

On retrouve de nouveau Bella accompagnée cette fois par sa sœur Gigi, en mannequins stars du défilé aux côtés notamment de Joan Smalls et Felice Nova Noordhoff. Le designer s’est également adonné à un exercice de style inspiré du royaume, qui consiste à coller de très petits carrés de différentes couleurs et matières, afin de créer une mosaïque pour certaines pièces telles que les trenchs ou les robes ceinturées.

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