TUNISIE
28/08/2018 13h:26 CET

Mobilisation en Tunisie pour venir en aide à Khadija, violée et torturée au Maroc

Khadija, 17 ans, Séquestrée pendant plus d’un mois, violée et torturée par un groupe d’hommes.

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Séquestrée pendant plus d’un mois, violée et torturée par un groupe d’hommes, la marocaine Khadija, 17 ans, a été martyrisée. L’onde de choc après son témoignage est énorme au Maroc et ailleurs. 

Son calvaire est gravé dans son âme et dans son corps. Ses bourreaux ont voulu qu’il le soit pour toujours en la brûlant avec leurs cigarettes et en tatouant son corps avec des dessins et des mots abjectes. “Ils m’ont détruite”, lance-t-elle. (vidéo ci-dessous)

 

Alors que l’enquête suit son cours au Maroc avec l’interpellation de 12 suspects, beaucoup de personnes au Maroc mais aussi en Tunisie se sont mobilisées pour lui venir en aide.

Le tatoueur tunisien Wachem “Fawez le tatoueur”, également “détatoueur professionnel”, a annoncé sur Facebook avoir pris contact avec le père de la victime pour lui enlever les tatouages marqués sur son corps.

Pour assurer les frais de son voyage, la militante associative Rim Belhaj a pris l’initiative de programmer le film du réalisateur tunisien Heifel Ben Youssef “Weldek Rajel” à Sfax et Sousse. Les bénéfices de ces projections sont destinés à faire venir Khadija en Tunisie.

Un comité de soutien a été créé au Maroc afin de soutenir la fillette. Des avocats se sont engagés pour lui rendre justice ainsi que des médecins pour l’aide physique et psychologique, a fait savoir Rim Belhaj.

Si le cas de Khadija est marquant par son degré d’horreur, il n’est pas un fait isolé au Maroc comme ailleurs. Les affaires de viols remontant à la justice marocaine ont doublé en 2017.

D’autres affaires sordides ont secoué l’opinion publique comme celle d’Amina Filali qui s’est suicidée en 2012 à l’âge de 16 ans après l’avoir obligé à épouser son violeur. Le tollé qui a suivi son suicide a abouti à  l’abrogation de l’article 475 du code pénal, qui permettait aux violeurs d’échapper à la prison en épousant leur victime.

En Tunisie, il a fallu une mobilisation contre une décision du Tribunal de première instance du Kef, qui a autorisé le mariage d’une fille de 13 ans avec un proche l’ayant mise enceinte en 2017 pour abolir l’article 227 bis du code pénal prévoyant la possibilité pour le violeur d’échapper à une peine de prison s’il épousait sa victime.

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