MAROC
17/11/2018 11h:41 CET | Actualisé 17/11/2018 11h:41 CET

Mobile Film Festival revient pour une 14e édition dédiée aux droits de l'Homme (avec des films marocains)

1 minute, 1 film, 1 mobile pour dénoncer, rire et réfléchir.

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CULTURE - À l’occasion du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le Mobile Film Festival signe sa 14e édition sous le thème “Stand UP For Human Rights” (“Lève-toi pour les droits de l’Homme”). La règle du jeu? Présenter un film d’une minute, tourné à l’aide d’un téléphone portable en respectant le thème de l’édition. Cette année, 51 films en provenance de 19 pays, dont le Maroc, ont été sélectionnés parmi plus de 715 courts métrages soumissionnés. A la clé, plusieurs récompenses allant jusqu’à 20.000 euros et une visibilité internationale.

Axe principal de l’édition 2018 qui s’articule autour des droits de l’Homme, 18 des 51 films en compétition abordent le sujet de la femme et des petites filles, allant de la violence conjugale ou domestique au harcèlement, en passant par le thème sensible de l’excision et l’égalité des sexes. Des vidéos poignantes dans toutes les langues, qui réussissent en seulement 1 minute à ouvrir les portes de la réflexion.

Parmi ces réalisations, le court métrage marocain, “Article 1”, réalisé par Pascal Jousse, est présenté dans les catégories “égalité des sexes” et “droits de l’Homme”. La vidéo qui met en scène des élèves de l’école Ribambelle de Casablanca, découvrant l’article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, expliquant que “tous les êtres humains naissent libres et égaux”, a réussi à cumuler en l’espace de quelques jours plus de 100.000 vues sur Youtube.  

Des films venant du Maroc, de France, mais aussi d’Iran, de Turquie, d’Inde, de Hongrie, d’Italie, du Mexique ou du Benin, pour traiter des droits humains dans le sens le plus large du terme. Droits des enfants, droits des migrants, droits des LGBTQI+, racisme, ainsi que la liberté de la presse ont été abordés par des amateurs de cinéma du monde entier. D’autres ont traité avec humour de sujets pourtant lourds de sens comme l’euthanasie, le handicap ou encore la peine de mort. 

Second film représentant les couleurs du royaume, le court métrage “Dessin mouillé” traite quant à lui des migrants. Un père de famille sort de l’eau les dessins d’enfants et les effets personnels de candidats à l’immigration, ayant tout perdu lors de leur traversée suicide. Réalisé par Achraf Maadadi, le film fait un parallèle poignant entre des enfants jouant innocemment au bord de l’eau et d’autres disparus en mer.

Réalisé en partenariat avec YouTube Creators for Change, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et l’Union européenne, le Mobile Film Festival vise à révéler les talents émergents de l’industrie cinématographique. 

Le concours, qui se poursuit jusqu’au 4 décembre prochain, offre chaque année une visibilité internationale d’envergure à ces jeunes talents (17 millions de vues lors de la précédente édition), et propose également 3 subventions de 20.000 euros (environ 236.000 dirhams) visant à aider les réalisateurs primés à réaliser un court métrage avec des moyens professionnels et sous l’encadrement d’un producteur.

- Grand prix France: 20 000 € accordés par Youtube Creators for Change

- Grand Prix International: 20 000 € accordés par Youtube Creators for Change

- Grand Prix Europe: 20 000 € attribués par l’Union européenne, au travers de l’instrument de partenariat

- Des prix de 3000 € pour le meilleur scénario et le meilleur réalisateur

- Ainsi que 2 prix honorifiques pour le meilleur acteur/actrice, et un prix du public attribué par la communauté SensCritique au film qui recevra la meilleure note sur la plateforme en ligne.