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26/12/2014 11h:17 CET | Actualisé 25/02/2015 06h:12 CET

Mise au point

POLÉMIQUE - Suite à l'émission "envoyé spécial" de France 2 sur les avortements clandestins, une cascade d'encouragements et de soutiens a afflué sur mon compte facebook, WhatsApp et ma boite mail, ceci m'a fait un énorme plaisir et j'en remercie infiniment les expéditeurs. Cependant cet élan de joie à été plus ou moins modéré par la réaction du ministère qui me reproche d'avoir fait ce tournage sans autorisation.

POLÉMIQUE - Suite à l'émission "envoyé spécial" de France 2 sur les avortements clandestins, une cascade d'encouragements et de soutiens a afflué sur mon facebook, Watsapp et ma boite mail, ceci m'a fait un énorme plaisir et j'en remercie infiniment les expéditeurs.

Cependant cet élan de joie à été plus ou moins modéré par la réaction du ministère qui me reproche d'avoir fait ce tournage sans autorisation.

AMLAC a toujours milité pour la santé de la citoyenne marocaine et refuse de voir arriver quotidiennement des jeunes femmes en situations dramatiques d'avortement compliqués ou des mères célibataires accouchant et abandonnant leurs enfants, AMLAC ne veut plus voir ce paysage désolant d'enfants de la rue sans toit et sans ressources.

Les soins prodigués aux femmes au sein de la maternité se font en toute âme et conscience dans la légalité la plus totale, sur décision collective du staff des médecins qui a pour seul objectif de sauver des vies humaines ou d'éviter des complications potentiellement mortelles et ce pourquoi nous, médecins, avons juré dans notre serment d'Hippocrate .

Quand à la fameuse autorisation, je tiens à préciser que:

  1. L'équipe disposait apparemment de toutes les autorisations requises des autorités marocaines (ministère de la communication notamment)et ceci a bien été dit au début du reportage ,il ne m'a pas paru nécessaire de demander une autorisation à la direction, d'autant plus que des dizaines de reportages avaient été réalisés auparavant par des chaines marocaines et étrangères sans que cela n'ait jamais suscité aucune réaction.
  2. Toute l'administration de l'hôpital était au courant de ce tournage, (ce dernier n'ayant pas été fait en secret) d'autant plus que l'équipe de tournage est restée plusieurs jours au sein de la maternité.
  3. Ce reportage dont j'attendais des félicitations de la part du ministère n'a nullement été nuisible à l'image de notre maternité, ni de notre pays, il a montré une réalité quotidienne que nous vivons tous, sur laquelle les autorités compétentes doivent se pencher.

Nous avons d'ailleurs montré dans le reportage que même si le bébé est abandonné par sa mère, nous nous acharnons à le sauver et à le faire admettre dans un service de réanimation.

En tant que médecin, je ne peux me taire sur tous les drames que nous vivons en rapport avec les grossesses non désirées, le ministère lui-même appuie mon action au sein de l'AMLAC dont le dernier congrès s'est tenu sous le patronage de Mr le ministre, et toutes les ONG en matière de droits humains, aussi bien marocaines qu'étrangères, ainsi que les médias soutiennent mon action.

Je tiens aussi à préciser que, jusqu'à présent, il n'a jamais été question de sanctions, ni de suspension de carrière, comme le prétend la presse mais de simples éclaircissements.

Mes relations avec Mr le ministre ont toujours été excellentes et j'espère que ce malentendu ne viendra pas les ternir surtout que nous comptons encore beaucoup sur son soutien.

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