MAROC
15/03/2019 15h:49 CET

Migration: 45 personnes sont mortes au large des côtes marocaines

Parmi les victimes, une jeune fille de 14 ans qui voyageait avec son grand-frère et une femme enceinte.

Reuters

NAUFRAGE - Un nouveau drame. Entre ces 13 et 14 mars, la mer Méditerranée a une nouvelle fois enlevé la vie à de nombreux candidats à l’immigration. 45 personnes sont mortes au large des côtes marocaines. 

“Ils étaient 67 dans l’embarcation”, raconte au HuffPost Maroc Helena Maleno, militante des droits des migrants, membre de l’association Walking Borders (Caminando Fronteras). 22 personnes ont survécu, sauvées par la marine royale marocaine. 45 personnes sont mortes. Parmi elles, une jeune fille de 14 ans qui voyageait avec son grand-frère et une femme enceinte, affirme Helena Maleno, d’après les témoignages des survivants qu’elle a recueillis. Ils venaient des Comores, de Côte d’Ivoire, du Congo, du Mali et de Mauritanie.

“45 personnes ont perdu la vie dans la patera qui était recherchée depuis hier. Les vingt survivants ont été retrouvés par la marine marocaine”. 

“C’est une tragédie”, souligne la militante des droits humains. “Les rescapés sont encore sous le choc, ils n’arrivent pas, pour le moment, à raconter ce qui s’est exactement passé mais la météo était très mauvaise”. Le désespoir les a poussés à prendre le large malgré les conditions de voyage annoncées. “Ils m’ont appelée pour me prévenir de la situation et ils ont aussi prévenu les autorités marocaines, mais la communication a été coupée. Les autorités n’ont pu les retrouver que le lendemain”, précise Helena Maleno.

D’après la militante, les survivants, parmi lesquelles se trouvent 7 femmes, auraient été amenés à l’hôpital El Hassani de Nador. Les corps des victimes ont été transportés à la morgue. Mais l’Association marocaine des droits humains (AMDH) de Nador, qui s’est rendue à l’hôpital, n’a trouvé que le corps d’une femme morte. En même temps, l’association a constaté l’arrivée, dans des bus, de plusieurs migrants au centre d’enfermement à Arekmane. “On ne sait pas si ce sont les migrants du naufrage”, souligne au HuffPost Maroc une source au sein de l’antenne de Nador. “Mais on ne sait pas encore où les survivants ont été envoyés. Les autorités marocaines n’ont rien voulu nous confirmer”, poursuit notre source.