MAROC
18/06/2019 10h:23 CET

Michel Platini en garde à vue au sujet du Mondial 2022 au Qatar

L'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar est au cœur d'une enquête pour corruption.

SPORT - Mis hors de cause par la justice suisse dans le cadre d’une affaire de corruption à la Fifa Michel Platini est rattrapé par la Française. Mediapart affirme que l’ancien président de l’UEFA a été placé en garde à vue ce mardi 18 juin dans le cadre de l’enquête sur l’attribution au Qatar de la Coupe du monde 2022.

Depuis 2016, des magistrats mènent des investigations sur les conditions qui ont conduit la Fifa à confier au petit État du Golfe l’organisation du plus grand événement sportif de la planète.

Beaucoup des soupçons tournent autour d’un déjeuner qui a eu lieu à l’Élysée en novembre 2010 quelques jours avant le vote de la Fifa. Ce jour-là Nicolas Sarkozy reçoit des dirigeants qataris et Michel Platini, alors bras droit du président de la Fifa Sepp Blatter, est convié. Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée est également présent, ce qui lui vaut d’être auditionné aussi ce mardi.

Quand Platini a-t-il opté pour le Qatar?

Sepp Blatter affirme qu’à l’issue de ce déjeuner Michel Platini lui a déclaré: “On m’a demandé de voter pour les intérêts français, et mon groupe ne va pas voter ce qu’on avait tacitement décidé de voter au comité exécutif”. Sous-entendu pas pour la candidature des États-Unis mais pour celle du Qatar.

Mais au Monde, il a toujours expliqué que ce déjeuner n’avait pas changer son intention. “Je savais que j’allais voter pour le Qatar avant le déjeuner et je suis allé voir Nicolas Sarkozy pour lui dire. Je ne savais pas que les Qataris y seraient. En allant au déjeuner, j’ai supputé que le président Sarkozy aurait souhaité que je vote pour le Qatar. Mais il ne me l’a jamais demandé. J’ai ensuite appelé Sepp Blatter pour lui faire part de cette rencontre”, s’est défendu “Platoche”.

L’un des enjeux de l’enquête doit être de déterminer dans quelle conditions l’ex-numéro 10 des Bleus a fait évoluer son vote et notamment s’il a obtenu des contreparties pour finalement voter pour l’émirat.