MAROC
11/05/2019 12h:56 CET

Meurtre d'Imlil: Un avocat de la famille d'une des victimes veut la peine de mort pour les coupables

La deuxième audience du procès aura lieu le 16 mai.

Facebook

JUSTICE - L’avocat représentant la famille de Louisa Vesterager Jespersen, jeune Danoise de 24 ans sauvagement assassinée avec son amie norvégienne Maren Ueland (28 ans) le 17 décembre dernier par des terroristes à Imlil, veut la peine de mort pour les meurtriers.

“Je pense que le procureur demandera la peine de mort pour trois ou quatre accusés principaux. Je suis totalement d’accord avec ça. Les assassins ont commis des actes horribles et constituent toujours un danger pour le Maroc et pour le monde”, a déclaré l’avocat Khalil El Fataoui au quotidien norvégien Dagbladet.

Au total, 24 personnes sont poursuivies dans l’affaire du double meurtre dont le procès s’est ouvert le 2 mai à Salé. El Fataoui ne croit cependant pas que tous devraient être condamnés à mort.

“Mais les quatre accusés principaux (trois d’entre eux ayant participé au meurtre jusqu’au bout, ndlr) ne sont pas des humains, mais des criminels malfaisants se comportant moins bien que les animaux. Ils devraient obtenir la peine de mort, et je suis à peu près sûr que c’est ce qui va se passer”, a encore déclaré l’avocat à Dagbladet. Selon lui, “une majorité des Marocains veut que les responsables des meurtres des deux touristes scandinaves soient punis de mort”.

Si la peine de mort existe toujours au Maroc, elle est rarement prononcée et il n’y a pas eu d’exécution depuis 1993. En 2018, 93 personnes étaient sous le coup d’une condamnation à la peine de mort dans le royaume et cinq grâces ont été accordées, rappelait Amnesty International début avril lors de la présentation de son rapport annuel sur la peine de mort dans le monde.

La prochaine audience du procès du meurtre d’Imlil doit se tenir le 16 mai. Au cours de celle-ci, les accusés seront auditionnés, a indiqué au HuffPost Maroc l’avocate au barreau de Rabat Hafida Maksaoui lors de l’ouverture du procès.

Les 24 accusés sont poursuivis pour “constitution d’une bande en vue de préparer et commettre des actes terroristes visant à porter gravement atteinte à la sûreté de l’État, l’aide préméditée à des auteurs d’actes terroristes, l’entraînement de personnes en vue de rejoindre une organisation terroriste et apologie du terrorisme”.