MAROC
03/01/2019 16h:01 CET | Actualisé 03/01/2019 16h:02 CET

Meurtre d'Imlil: Sept individus déférés devant le juge d'instruction

Dimanche dernier, 15 autres ont été déférés devant le juge anti-terroriste.

- via Getty Images

JUSTICE - Du nouveau dans l’enquête sur le meurtre des deux Scandinaves à Imlil le 17 décembre. Le procureur général près la cour d’appel de Rabat a annoncé, par la voix d’un communiqué, avoir déféré ce jeudi 3 janvier sept autres suspects. Ces derniers, dont un helvético-espagnol, seront auditionnés par le juge d’instruction par rapport à plusieurs accusations. 

Le communiqué précise que l’instruction portera sur des actes de terrorisme, dont la constitution d’une bande criminelle en vue de les préparer et de les perpétrer. Les sept individus devront aussi répondre auprès du juge d’instruction de l’accusation d’assistance volontaire à ceux qui commettent des actes de terrorisme et d’entraînement de personnes en vue de les recruter dans un organisme terroriste.

En attendant la poursuite de l’enquête, le ministère public a aussi ordonné le maintien en détention provisoire des sept suspects, précise le communiqué. 

Le week-end dernier, 15 personnes avaient été déférées devant le juge anti-terroriste. Toutes sont suspectées d’être impliquées dans le meurtre d’Imlil et trois d’entre elles sont des récidivistes ayant surtout incité les autres “en les convainquant de perpétrer des actes terroristes et d’apologie du terrorisme”, indiquait un communiqué du procureur général, publié dimanche 30 décembre. Dans ce dernier, il avait été annoncé que sept autres personnes, en l’occurrence celles qui viennent d’être déférées devant le juge d’instruction, étaient placées, à ce moment-là, en garde à vue.

Quant à l’individu de nationalité suisse et espagnole arrêté, il aurait, selon l’agence de presse suisse ATS, un casier judiciaire et aurait été arrêté plusieurs fois entre 2007 et 2013 pour “infraction à la loi sur les stupéfiants, vol, cambriolage, dommages à la propriété, agression et violence conjugale”.

Il aurait quitté la Suisse en 2015 pour le Maroc, après s’être radicalisé, affirme la porte-parole de FedPol (Office fédéral de la police) à l’agence de presse helvétique. Le mis en cause, imprégné de “l’idéologie extrémiste et violente”, est soupçonné d’avoir appris à certains accusés dans cette affaire les outils de communication via les nouvelles applications et de les entraîner au tir, précisait samedi 29 décembre dans un communiqué le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ).