MAROC
20/06/2019 16h:49 CET | Actualisé 20/06/2019 17h:53 CET

Meurtre d'Imlil: Dernières comparutions avant le verdict

Sept accusés, dont un ressortissant Hispano-Suisse de 25 ans, doivent encore être entendus.

ASSOCIATED PRESS

JUSTICE -  Dernière ligne droite pour les auditions du procès des 24 prévenus soupçonnés d’être impliqués directement ou indirectement dans le meurtre des deux touristes scandinaves à Imlil, ce jeudi 20 juin, au tribunal antiterroriste de Salé, où se tiennent les auditions des derniers accusés dans l’affaire, rapporte l’AFP.  Alors que les principaux suspects ont déjà avoué, sept accusés doivent encore être entendus.

Le procès des 24 prévenus accusés du meurtre dans l’affaire du meurtre de la Danoise, Louisa Vesterager Jespersen (24 ans), et la Norvégienne, Maren Ueland (28 ans), et soupçonnés d’être liés au groupe jihadiste État islamique (EI), se tient devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Salé depuis le 2 mai dernier. Le 13 juin, la Chambre chargée des affaires de terrorisme avait une nouvelle fois reporté le procès.

À l’ordre du jour

Sept des accusés doivent encore être entendus, dont Kevin Zoller Guervos, un Hispano-Suisse de 25 ans, surnommé “Abdellah” et qui s’est installé au Maroc après sa conversion à l’islam. Ce dernier est accusé d’avoir appris aux principaux suspects l’utilisation de la messagerie cryptée, de “les avoir entraînés au tir” dans une salle de paintball, d’avoir participé à leurs réunions et planifié avec eux des attaques jamais mises en œuvre, souligne l’AFP, citant l’acte d’accusation. 

Le tribunal doit aussi statuer sur une demande de la partie civile de convoquer un religieux marocain, le cheikh Mohamed al-Maghraoui, qui supervise plusieurs écoles coraniques à Marrakech, où plusieurs des prévenus ont suivi des enseignements.

“Son nom a été évoqué par les principaux accusés. Nous demandons qu’il soit entendu pour déterminer s’il a une responsabilité dans leur embrigadement ”, a déclaré à l’AFP Khalid Elfataoui, l’avocat des parents de Louisa.

Des aveux et des dénégations

Lors des audiences précédentes, les principaux suspects ont reconnu avoir décapité les deux touristes, ou avoir filmé la scène avec un téléphone portable, rapporte la même source. 

Bien qu’ayant nié toute implication dans l’assassinat des deux jeunes femmes, certains complices présumés ont toutefois revendiqué des idées jihadistes, tandis que d’autres ont nié avoir été embrigadés, souligne l’AFP.

Pour rappel, les principaux accusés risquent théoriquement la peine de mort, toujours prononcée au Maroc même si un moratoire est appliqué de facto depuis 1993.