ALGÉRIE
13/04/2018 13h:18 CET | Actualisé 13/04/2018 13h:20 CET

Messahel: "AG ghali n'est pas chez nous, il faut poser la question aux Français et aux Maliens"

Messahel soutient, encore une fois, que Bouteflika est en mesure d’assumer un 5e mandat

Anadolu Agency via Getty Images

En France depuis lundi, le ministre des Affaires Etrangères, Abdelkader Messahel multiplie les entretiens où il est forcément interrogé sur le 5e mandat de Bouteflika annoncé par le Front de Libération National (FLN) mais aussi sur la question malienne et sur le chef terroriste Iyad Ag Ghali.

Dans son entretien publié le 12 avril par le quotidien français Le Monde, Abdelkader Messahel a été très clair sur le sort de Ag Ghali.

“Iyad n’est pas chez nous, il figure sur une liste noire des Nations unies. C’est un chef terroriste comme un autre et nous n’avons rien à voir avec lui.”, a-t-il répliqué à la journaliste Charlotte Bozonnet qui lui disait que l’armée française avait mené mi-février un raid près de la frontière algérienne contre le chef djihadiste malien Iyad Ag-Ghali. Il ajoutera dans ce sillage, “sur ce sujet, il faut interroger les Maliens, les Français.”

Quand à la situation dans le nord du Mali, M. Messahel affirme qu’il n est pas de solution possible sans la volonté des Maliens eux-mêmes. ” 

Il n’y aura pas de solution en dehors de l’appropriation de la sortie de crise par les Maliens eux-mêmes.”, Dit Messahel. Sur le rôle de l’Algérie, il précisera que “notre rôle, comme celui de la France, des Nations unies, est de les accompagner. Ce que nous faisons : nous renforçons les capacités des troupes maliennes, nigériennes, nous formons des troupes spéciales, nous apportons un soutien logistique, nous partageons nos renseignements. Nous accordons une aide substantielle : plus de 100 millions de dollars en quelques années [aux pays du Sahel pour lutter contre le terrorisme]. Nous ne parlons pas beaucoup de ce que nous faisons, mais nous le faisons.”

 Sur la situation politique en Algérie, la journaliste a interrogé M. Messahel sur l’appel lancé par le FLN au Président Bouteflika à briguer un cinquième mandat et son aptitude physique à aller vers un nouveau quinquennat.

Messahel  soutient, encore une fois, que Bouteflika est en mesure d’assumer un 5e mandat. “Il n’a pas paru affaibli. Il a eu, il y a cinq ans, un accident cardio-vasculaire qui lui a causé quelques petits problèmes de santé, mais le président dirige le pays. Lundi, il a été à la rencontre de son peuple. Il est très présent. Depuis son arrivée, il s’est engagé dans une œuvre grandiose. En 1997, nous étions pratiquement en rupture. Vingt ans après, nous sommes un pays stable et sûr. Mais c’est lui qui décidera s’il souhaite être candidat, et c’est le peuple qui tranchera.”

 

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