ALGÉRIE
18/12/2015 09h:36 CET | Actualisé 18/12/2015 09h:37 CET

Merouane Benahmed, ancien du GIA, persona non grata dans une commune française, à nouveau déplacé

Capture d'écran

Un islamiste algérien, assigné à résidence depuis mi-octobre à Saint-Affrique (Aveyron- France) après avoir été expulsé de plusieurs communes françaises, a été à nouveau transféré vendredi matin, a constaté une journaliste de l'AFP.

Merouane Benahmed, ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) et condamné à mort par contumace en Algérie, a été conduit par les gendarmes d'un hôtel de Saint-Affrique où il était assigné à résidence, à destination pour une ville non spécifiée de la Mayenne, a-t-on appris de source proche du dossier.

Le maire de Saint-Affrique, Alain Fauconnier (PS), réclamait son départ auprès du ministère de l'Intérieur depuis les attentats du 13 novembre.

Interrogé par l'AFP, il a évoqué des "déclarations très dures par rapport à la France" de M. Benahmed dans une émission télévisée, ce qui a mis "tout le monde" en émoi. "Et (pour) puis la communauté musulmane, qui est très bien intégrée à Saint-Affrique, ça devenait très compliqué", a-t-il dit. "Je conçois qu'il faille prendre notre part du fardeau", a ajouté le maire, mais "il y a 36.000 communes en France".

L'Algérien de 42 ans, qui a fui son pays en 1999, a été condamné à dix ans de prison en France dans le cadre de l'affaire dite des filières tchétchènes, soupçonnées de projeter des attentats à Paris.

Libéré en 2011, il vit depuis sous le régime de l'assignation à résidence, la Cour européenne des droits de l'Homme ayant refusé son extradition en raison de sa condamnation à mort en Algérie. Il est depuis déplacé de commune en commune.

Il avait été écroué à Brest, après avoir vécu à Châteaulin, commune du Finistère, après avoir séjourné précédemment en Anjou. Il était assigné à résidence depuis le 10 octobre à Saint-Affrique, commune de 8.000 habitants, où il devait pointer quatre fois par jour à la brigade de gendarmerie. Cet homme marié et père de quatre enfants a quitté seul la ville dans un fourgon de gendarmerie vendredi à 10h30, a constaté l'AFP.

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