MAROC
18/10/2019 14h:32 CET

Medi 1 Radio reçoit un avertissement du CSCA

La radio a été épinglée pour "publicité clandestine".

avdyachenko via Getty Images

MÉDIAS - Après Luxe Radio il y a quelques semaines et 2M en mai dernier, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) continue la chasse contre la publicité cachée.

Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA), relevant de la HACA, a décidé, lors de sa réunion du 17 octobre, d’adresser à Medi 1 Radio un avertissement pour “publicité clandestine” en rapport avec les journaux d’information diffusés le 8 août et le 9 septembre 2019 sur les ondes de la radio, indique le CSCA dans un communiqué.

Prise suite à une auto-saisine de la HACA, cette décision a été motivée par le constat, dans ces journaux d’informations, “de manquements aux dispositions légales et réglementaires applicables à la communication audiovisuelle et relatives à la publicité clandestine”, précise le communiqué.

Tout en prenant acte de la réponse de Medi 1 Radio à la demande d’explications adressée par la HACA, le CSCA a considéré qu’au cours de ces journaux d’information, deux marques commerciales ont été nommément citées et présentées “avec complaisance, de manière répétée et hors écrans publicitaires”, rappelle le conseil.

Il a également estimé que la présentation à caractère promotionnel des produits et des services de ces marques, faite dans le cadre du journal parlé, ”était susceptible d’induire les auditeurs en erreur sur la nature du contenu en raison de la confusion entre information et publicité”, indique le CSCA, ajoutant que sa décision sera publiée au Bulletin Officiel.

Medi 1 Radio qui devient un des énièmes médias visés par des avertissements du CSCA. Il y a quelques jours, ce même organisme a adressé un avertissement pour publicité clandestine à Luxe Radio concernant l’émission “Les matins Luxe”. En mai dernier, c’est la société de production Soread-2M qui était dans le viseur du CSCA. L’émission “Masterchef Maroc” qu’elle produit avait reçu un avertissement pour avoir “enfreint les dispositions légales et réglementaires en vigueur, notamment celles relatives au parrainage et à la publicité clandestine”, indiquait un communiqué du conseil.