MAROC
13/11/2015 08h:17 CET | Actualisé 16/11/2015 12h:16 CET

Un accord en vue entre les médecins internes et résidents et le ministère de la Santé?

Youssef Roudaby
Photo de la deuxième marche nationale des étudiants en médecine

MÉDECINE - Depuis le 1er octobre, les médecins résidents et internes de l’ensemble des centres hospitaliers universitaires (CHU) sont en grève. Ils réclament "le déblocage des indemnités de garde ainsi que des augmentations de salaires".

Si la grève est toujours maintenue pour l’instant, ils pourraient parvenir à un accord avec le ministère de la Santé à l’issue des réunions organisées avec les représentants des deux parties. La dernière rencontre en date a eu lieu lundi 9 novembre, réunissant les représentants des médecins internes et résidents et Abdelali Belghiti Alaoui, secrétaire général du ministère de la Santé.

"Au sujet des indemnisations de garde, le secrétaire général du ministère nous a assuré qu’une réunion avec les l’ensemble des directeurs des CHU aurait lieu le mercredi suivant afin de débloquer la situation", nous confie Younes Hammani, président de l’Association des médecins internes et résidents de Fès et membre de la Commission nationale des internes et des résidents.

Selon notre source qui cite des responsables au ministère, "le budget alloué aux rémunérations est disponible. Il faut juste résoudre des problèmes techniques relatifs aux centres hospitaliers pour que les médecins puissent récupérer leur rémunération".

LIRE AUSSI:Les étudiants en médecine soutiennent la grève des médecins internes et résidents en se joignant à "la grève des cachets"

C’est au niveau des augmentations de salaire que la situation est plus délicate. Les médecins, qui ont réclamé "une augmentation de 4.000 dirhams pour les médecins résidents et 3.000 pour les internes" n’auront probablement pas gain de cause. "On nous a expliqué qu’une augmentation ne peut se faire que suite à une volonté politique, et qu’une décision dans ce sens n’est pas en cours pour l’instant", explique Younes Hammani.

Pour détourner cette procédure, le ministère de la Santé propose au médecin un lot d’indemnités et de primes qui pourrait revoir à la hausse leurs salaires. "Il nous a expliqués qu’il effectuerait une simulation induisant l’augmentation des indemnités de garde, l’ajout d’une prime de permanence et l’instauration d’une prime de formation à la charge du ministère de l’Enseignement supérieur afin d’augmenter nos salaires mensuels", révèle Younes Hammani.

Cette simulation devrait être présentée et discutée par les parties concernées lundi 16 septembre. Si de l’équation résulte un chiffre qui satisfait les médecins internes et étudiants, leur grève pourrait prendre fin dans les plus brefs délais.

Actuellement, la rémunération des médecins internes et celle des médecins résidents bénévoles est fixée à 3.400 dirhams par mois. Les médecins résidents contractuels, eux, disposent d’un salaire mensuel de 8.600 dirhams par mois mais sont obligés de se soumettre à une affection dans le secteur public pendant les huit ans suivant la fin de leur cursus de spécialisation.

Galerie photo La campagne de com' choc des étudiants en médecine Voyez les images