MAROC
07/01/2019 10h:49 CET

Marrakech: Quatre responsables de la préfecture de police sanctionnés après l'arrestation du "travesti"

Deux commissaires et deux inspecteurs.

MAP

SANCTION - La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé, dimanche soir, que quatre responsables, deux commissaires et deux inspecteurs, exerçant à la préfecture de police de Marrakech ont été sanctionnés. Des mesures disciplinaires motivées par deux raisons, précise le communiqué.

La première concerne “le non respect de leurs obligations professionnelles”, tandis que la seconde porte sur le fait qu’ils “n’aient pas pris les mesures préventives nécessaires à la protection des données personnelles d’une personne faisant l’objet d’un avis de recherche suite à un accident de circulation”. Suspension provisoire, blâme ou encore avertissement sont les sanctions dont ont ainsi fait l’objet un commissaire de police divisionnaire, un commissaire principal, un officier de paix principal et un officier de paix, précise la DGSN. 

La personne victime à laquelle il est fait allusion dans le communiqué, dont les données personnelles n’ont pas été protégées, est l’homme “travesti”, arrêté, mardi 1er janvier à Marrakech, portant une robe et dont les images, mais aussi une copie de sa carte d’identité nationale, ont fait le tour des réseaux sociaux et de certains sites d’informations électroniques. 

Le directeur général de la sûreté nationale, Abdellatif Hammouchi, avait chargé les services de l’Inspection générale de mener une enquête administrative  visant à identifier “les circonstances entourant la divulgation des photos d’un individu en conflit avec la loi, et d’établir la responsabilité disciplinaire en cas de dépassements ou manquements de la part des fonctionnaires de la police”, avait indiqué la DGSN dans un autre communiqué publié jeudi dernier.

Tristement sorti de l’anonymat, l’homme arrêté, âgé d’une trentaine d’années, aurait été sous-officier au sein des FAR avant de travailler dans une clinique de la ville ocre. Lors de son arrestation, des photos de lui ont été prises, soulevant l’indignation des militants des droits de l’homme et des avocats qui ont été unanimes à “dénoncer l’atteinte à la dignité humaine”, estimant que cet homme “n’a pas été correctement protégé à son interpellation”.