MAROC
25/03/2019 13h:01 CET

Marrakech: Ouverture de la conférence ministérielle africaine sur le différend régional au Sahara

36 délégations africaines ont fait le déplacement au Maroc.

Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale
Conférence ministérielle africaine à Marrakech sur le différend régional au sujet du Sahara, le 25 mars 2019.

SAHARA - Les travaux de la Conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’Union africaine (UA) au processus politique de l’ONU sur le différend régional au sujet du Sahara ont été ouverts, lundi 25 mars à Marrakech, avec la participation de 37 pays africains, dont le Maroc, issus des cinq sous-régions du continent.

Cette conférence vise à exprimer le soutien à la Décision 693, adoptée lors du 31ème sommet de l’UA, tenu les 1er et 2 juillet 2018 à Nouakchott, en Mauritanie. “Une décision qui réaffirme l’exclusivité des Nations Unies dans l’examen du différend régional au sujet du Sahara”, rappelle la MAP.

“Primauté du processus onusien”

La Décision 693 sur le rapport du président de la commission sur la question du Sahara a ”établi un mécanisme africain comprenant la Troïka de l’Union africaine à savoir les présidents sortant, en exercice et entrant de l’UA, ainsi que le président de la commission, pour apporter un soutien efficace aux efforts conduits par les Nations Unies”, rapporte l’agence de presse. “Elle a consacré la primauté du processus onusien dans la gestion de la question du Sahara, en excluant tout processus parallèle”, ajoute la même source.

Les 36 délégations de pays africains sont composées de 24 ministres (dont 18 ministres des Affaires étrangères), 4 secrétaires généraux et 8 ambassadeurs. Parmi la vingtaine de pays africains non représentés lors de cette conférence figurent la Mauritanie, l’Algérie et l’Afrique du Sud.

Cet événement intervient quelques jours après le deuxième round de négociations entre le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, qui s’est tenu le 21 et 22 mars près de Genève, en Suisse, sous l’égide de l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Horst Khöler.

Le Maroc était sorti “satisfait” de cette table ronde. “La communauté internationale est aujourd’hui unanime que l’initiative d’autonomie marocaine est la seule issue pour régler le différend régional au Sahara marocain”, estimait la délégation marocaine conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita. Un troisième round est prévu mais les dates n’ont pas encore été données.