MAROC
15/09/2018 19h:47 CET | Actualisé 15/09/2018 19h:51 CET

Marrakech accueillera en 2020 une Biennale de la danse en Afrique

"Une nouvelle ère pour la danse contemporaine africaine".

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DANSE CONTEMPORAINE - C’est une nouvelle qui ravit les amateurs du genre. Déjà présente dans la ville ocre à travers le festival international de danse “On marche”, la danse contemporaine reprendra ses quartiers à Marrakech en 2020, du 23 au 28 mars, dans le cadre d’un tout nouvel événement, la Biennale de la danse en Afrique. 

L’annonce a été faite ce vendredi 14 septembre, en marge de la Biennale de Lyon, par le comité artistique de la Biennale. Celui-ci sera piloté par Taoufiq Izeddiou, fondateur et directeur du festival “On marche”, événement phare de la scène culturelle au Maroc et qui portera la Biennale. À ses côtés, dans les rangs du comité artistique, figurent Salia Sanou (Burkina Faso), Faustin Linyekula et Virginie Dupray (RDC), Qudus Onikeku (Nigeria), QuitoTembe (Mozambique), Alioune Diagne (Sénégal), Hafiz Dhaou (Tunisie/France) et Gregory Maqoma (Afrique du Sud), comme le détaille Sceneweb, site spécialisé dans l’actualité du spectacle vivant.

Interrogé par le HuffPost Maroc, Taoufiq Izeddiou se réjouit de la naissance de cette nouvelle structure et de celle de ce futur rendez-vous qui annonce d’ores et déjà “une nouvelle ère pour la danse contemporaine africaine”. “J’espère que cela permettra aux responsables de la région, de la ville et du ministère de la Culture de prendre la mesure de ce que nous faisons. Il est temps que nos autorités se rendent compte de l’ampleur de la danse et de son impact médiatique et économique”, poursuit Taoufiq Izeddiou. “Et si la Biennale ne les touche pas, s’ils ne s’interrogent pas sur le manque de moyens consacrés à cet art au Maroc, ce sera en soit un signal”, analyse-t-il. 

Plateforme d’émergence de nouveaux projets, la Biennale ambitionne d’apporter davantage de visibilité à la création contemporaine africaine et d’en assurer la diffusion, notamment en Afrique puisque si la nouvelle manifestation artistique fera d’abord escale dans la ville ocre, elle aura aussi vocation à voyager à travers le continent, comme l’explique Taoufiq Izeddiou à notre rédaction. 

La manifestation sera soutenue par l’Institut français, qui vient de lancer un appel à candidatures aux chorégraphes émergents du continent africain, appel qui prendra fin le 31 octobre prochain. “Les projets soutenus feront l’objet d’une attention particulière dans le cadre de la programmation artistique de la Biennale de la danse en Afrique 2020”. À bon entendeur...