01/12/2015 06h:33 CET | Actualisé 01/12/2015 06h:33 CET

Agriculture, tourisme... Une chaîne de télévision russe fait la promotion du Maroc

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Agriculture, tourisme... Une chaîne de télévision russe fait la promotion du Maroc

ÉCHANGES COMMERCIAUX - Les relations maroco-russes semblent plus que jamais promises à un bel avenir. Alors que Moscou a signé des mesures de rétorsion contre Ankara, de plus en plus de voix appellent à renforcer les liens avec… Rabat.

Dernière en date: la chaîne télé Rassiya 24, quelques jours après que le ministre russe de l'Agriculture Alexander Tchakev a déclaré que la Russie pourrait remplacer l'importation de légumes turcs, et notamment des tomates, par celle de pays partenaires comme le Maroc.

La chaîne, qui cible les cercles politiques et d'affaires de Russie, vient de consacrer un long reportage sur les opportunités entre les deux pays, notamment sur les fronts de l’agriculture et du tourisme, mettant en lumière "les liens culturels forts, depuis l'immigration russe qui a suivi la révolution bolchévique, jusqu'à aujourd'hui en passant par les liens datant de l'Union soviétique", rapporte Sputniknews.

La chaîne rappelle que "les relations entre les deux pays ont enregistré ces dernières années des progrès notables avec un volume des échanges qui dépasse les deux milliards de dollars, plaçant le Maroc au 2e rang en tant que partenaire commercial de la Russie en Afrique et dans le monde arabe.

La crise diplomatique entre Ankara et Moscou suite à l'incident du bombardier-chasseur russe abattu par l'armée turque et les représailles économiques imposées par la Russie pourraient booster davantage les échanges et augmenter le nombre des touristes russes au Maroc, qui atteint actuellement les 45.000 contre 4,5 millions en Turquie. Hasard du calendrier, le ministère marocain du Tourisme a récemment indiqué que le Maroc ambitionnait d’atteindre 800.000 touristes russes en 2020.

Premier exportateur d'agrumes sur le marché russe avec une part de 60%, le Maroc a l'ambition de tripler le volume de ses exportations d'ici trois ans en Russie, marché qui compte 140 millions de consommateurs. Le Maroc y exporte également des primeurs, des sardines surgelées et du textile, et importe du pétrole brut, du fer ou encore du soufre.

La même "opportunité" s’était présentée au Maroc en août 2014 suite à l'entrée en vigueur de l'embargo russe sur les produits alimentaires en provenance de l'Union Européenne, des Etats-Unis, de l'Australie, du Canada et de la Norvège. Des actions coordonnées avaient notamment été entreprises par les professionnels marocains.

Le ministre du Commerce extérieur, Mohammed Abbou, avait récemment confié à l'agence de presse étatique russe RIA Novosti l'instauration prochaine d'un accord de libre-échange (ALE) entre la Russie et le Maroc.

Une décision qui va "encourager les exportations vers la Russie et multiplier les niches (les marchés qui ne sont pas encore développés, ndlr) afin que nos échanges soient à peu près équilibrés", avait confié au HuffPost Maroc Hassan Sentissi, président de l'Association marocaine des exportateurs (ASMEX).

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