MAROC
15/06/2018 20h:16 CET | Actualisé 15/06/2018 20h:56 CET

Maroc-Iran: Les premières déclarations après la défaite des Lions de l'Atlas

“L’équipe s’est crucifiée".

FOOTBALL - Après la surprise et l’amertume de la défaite, place à l’éclairage apporté par ceux qui ont fait le match Maroc-Iran. En concédant à l’Iran leur premier match dans le groupe B, les Lions de l’Atlas doivent gérer à présent la déception d’une défaite accordée par un but contre leur propre camp, dans une rencontre pourtant dominée par le Maroc. Analyses de la rencontre, livrées par le sélectionneur de l’équipe marocaine, Hervé Renard, le milieu offensif des Lions de l’Atlas, Amine Harit, et le sélectionneur de l’équipe iranienne, Carlos Queiroz.

Le match vu par Hervé Renard

Peter Kovalev via Getty Images

“Très déçu par rapport à la physionomie de la rencontre et au vu des occasions créées”, a déclaré Hervé Renard à l’issue de cette rencontre. “L’équipe a plus manqué de justesse technique dans le dernier geste et il y a eu aussi parfois des pertes de balle inhabituelles face à une équipe qui attend dans sa moitié du terrain et dont on connaissait le point fort: les balles arrêtées”, poursuit le sélectionneur. 

“C’est dans les 20 premières minutes, qui étaient en notre faveur, qu’il fallait faire la différence. Mais quand on n’est pas réaliste, on paie le prix fort”, analyse Hervé Renard. “On s’est fait piéger on aurait aimé les déstabiliser au score dans les premières minutes mais on a eu des imperfections techniques et on a pris beaucoup de risques car on voulait gagner”, estime-t-il.

“C’est une défaite cruelle dans les arrêts de jeu. Avec zéro point, on se retrouve dos au mur et on doit se focaliser sur ce que l’on sait faire, se reconcentrer et se remobiliser. C’est ce qu’il reste à faire”, poursuit-il. Indiquant que les joueurs sont abattus, Hervé Renard ajoute: “on ne doit s’en prendre qu’à nous-mêmes puisque l’on a commis des fautes sur la balle qui a amené le but”.

“L’équipe s’est crucifiée. C’est de notre faute et c’est ma responsabilité”, concède-t-il, ajoutant qu’il faut à présent se préparer pour les prochains matches, car le sélectionneur veut encore y croire. “Quel que soit l’adversaire, il reste toujours de l’espoir”, conclut-il. 

Le match vu par Amine Harit

Lee Smith / Reuters

Désigné homme du match, le milieu offensif du Maroc reste dans son discours profondément marqué par la défaite. “J’aurais aimé me passer de ce titre et remporter le match. Nous n’avons pas été efficaces et on aurait pu faire mieux”, dit-il à l’issue de la rencontre.

Le joueur tente cependant de ne pas se laisser abattre et songe déjà aux prochaines étapes dans ce Mondial. “On a deux matches plus difficiles qui arrivent et nous devons oublier cette défaite et réussir des résultats honorables face aux grandes écuries du groupe”, déclare Amine Harit. Les supporters ne demandent sans doute qu’à le croire. 

Le match vu par Carlos Queiroz

CHRISTOPHE SIMON via Getty Images

“Le premier match d’une Coupe est toujours difficile. Nous avons commencé prudemment et nous savions que les Marocains avaient un très bon départ de match en débutant avec beaucoup de détermination”, a déclaré Carlos Queiroz, le sélectionneur de l’équipe iranienne, à l’issue du match. 

Ce dernier est notamment revenu sur la tactique qui a permis in fine à son équipe de s’adjuger le match face aux Lions de l’Atlas: “Notre stratégie consistait à provoquer un effondrement mental dans leur camp en suscitant la frustration, en bloquant et en cassant le jeu de leurs pièces maîtresses. Et nous avons réussi à créer la panique dans la défense avec la plus nette occasion de la première mi-temps. Et dès ce moment, tout a changé”, analyse Queiroz. “Les Marocains, qui ne s’attendaient pas à la cohésion de mes joueurs, ont ainsi commencé à douter”, estime-t-il. 

“C’est la première fois qu’une équipe a joué yeux dans les yeux face aux Marocains depuis des mois et nous avons attendu patiemment. Maintenant, on va savourer cette première victoire iranienne dans un Mondial et surtout mieux préparer dans l’humilité le match contre l’Espagne, contre laquelle on va jouer différemment”, conclut Carlos Queiroz.