28/05/2015 13h:11 CET | Actualisé 28/05/2015 15h:24 CET

Maroc–France: Le business repart de plus belle

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Maroc–France: Le business repart de plus belle

COOPÉRATION - Le business semble repartir de plus belle entre le Maroc et la France. Conduite par le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, une délégation marocaine composée de ministres et d'hommes d'affaires s'est déplacée à Paris pour une rencontre de haut niveau avec leurs homologues français.

Au menu des discussions: la co-localisation, la réindustrialisation des deux pays, et la conquête des marchés africains. C'est dire que le Maroc a réussi à placer ses priorités économiques au menu des négociations.

Rallumer les moteurs

Cette rencontre "de haut niveau", la 12ème du genre entre le Maroc et la France, devrait permettre de "rallumer tous les moteurs de notre relation bilatérale" a affirmé un proche du Premier ministre français Manuel Valls à l'AFP.

Le flamboyant ministre français de l'économie Emmanuel Macron ne dit pas autre chose: "Nous avons beaucoup d'ambitions pour le Maroc, pour la France, dans nos deux géographies et ensemble à l'international", exprimant sa volonté de "réindustrialiser les deux pays et (de) nouer des partenariats et des financements industriels".

Si aucune information ne filtre pour l'instant sur la future installation d'une usine PSA au Maroc, plusieurs accords de coopération et de financement ont néanmoins été signés entre les deux parties. A commencer par celui portant sur la lutte contre la contrefaçon. Une convention cruciale, paraphée par le ministre du commerce et de l'industrie Moulay Hafid El Alamy côté Maroc et Emmanuel Macron, côté France.

Banco pour Alstom

Les deux ministres ont également signé une convention portant sur le financement de la deuxième ligne du tramway de Casablanca. Une deuxième ligne qui sera sans doute française, si l'on en croit les propos de Macron.

Dans un tweet, l'ancien banquier d'affaires devenu ministre, a annoncé la bonne nouvelle à ses concitoyens:

Un partenariat win win puisque le Maroc devra désormais compter sur l'appui de la France pour sa politique d'accélération industrielle, comme l'a rappelé Moulay Hafid El Alamy dans ses déclarations à la presse soulignant "l'importance de la promotion d'un partenariat industriel rénové, notamment à travers le développement de nouvelles formes de coopération entre les entreprises françaises et marocaines".

Le Paris-Dakar de Bensalah

Le patronat marocain était présent en force a cette rencontre, dont la clôture sera consacrée à un forum des hommes d'affaires. La patronne des patrons marocains, Miriem Bensalah, a d'ailleurs dû interrompre sa tournée africaine avec le roi pour s'envoler vers Paris.

Une convention de coopération entre les organisations patronales des deux pays (la CGEM et le MEDEF) a d'ailleurs été signée aujourd'hui. Une convention qui porte, selon un haut dirigeant de la CGEM, sur "l'échange d'expérience entre les entreprises des deux pays, le partage d'informations sur des questions d'intérêts économiques, la facilitation des échanges de marchandises et l'amélioration des flux d’investissement".

Des millions pour la PME

Des paroles qui ne sont pas restées lettre morte, puisque les deux pays ont signé des conventions importantes portant sur le financement de l'entreprise marocaine.

A commencer par cette ligne de financement de 25 millions euros qui cible exclusivement la PME marocaine, qui a fait l'objet d'un protocole financier entre Mbraka Bouaida, ministre déléguée aux affaires étrangères, et son homologue français Laurent Fabius.

Objectif: permettre aux petites et moyennes firmes marocaines de financer l'achat de biens et services français. Le tout dans une logique de co-développement et projection commune en Afrique subsaharienne.

Cette enveloppe devrait d'ailleurs s'adresser en priorité aux entreprises marocaines tournées vers l'export au sud du Sahara, notamment dans les secteurs de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire.

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