MAROC
05/12/2015 05h:41 CET | Actualisé 05/12/2015 05h:48 CET

Le Maroc parmi les pays les plus exposés aux catastrophes naturelles

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Le Maroc parmi les pays les plus exposés aux catastrophes naturelles

ENVIRONNEMENT - 53 morts et 7 milliards de dirhams. Tel est le coût humain et financier lié aux catastrophes naturelles au Maroc sur l’année 2014, selon l’Indice mondial 2016 du risque climatique (CRI) publié ce mois-ci par l’ONG allemande Germanwatch. Un rapport qui chiffre les retombées dues aux changements climatiques survenus en 2014 et sur la période 1995-2014 à travers le monde.

Le document révèle également que le royaume figure parmi les pays les plus exposés aux catastrophes naturelles, beaucoup plus qu’il y a encore une vingtaine d’années.

Des catastrophes naturelles récurrentes ces dernières années

En août dernier, Marrakech a connu une série de pluies torrentielles, perturbant lourdement le trafic sur les zones périphériques. Aucun dégât humain n’a toutefois été déploré.

L’an dernier, de graves intempéries avaient causé la mort de 32 personnes au sud-est du pays, notamment dans les régions de Guelmim, Agadir-Ouarzazate et Marrakech. Des territoires particulièrement exposés aux risques d’inondations en raison des "nombreux oueds dormants qui les traversent et en l’absence d’une infrastructure adéquate et suffisante à même de protéger la population des crues soudaines", écrit Jeune Afrique.

La pire catastrophe naturelle remonte à 1995 dans la station touristique de l’Ourika, à proximité de Marrakech. Plus de 200 personnes y avaient laissé la vie, entraînées par les crues de la vallée.

Une facture salée

Selon l’édition 2015 du Global Assessment Report (GAR) publiée par le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles (UNISDR), les tremblements de terre coûteraient chaque année environ 1,5 milliard de dirhams au royaume. Quant aux inondations, le Maroc débourserait environ 1,3 milliard de dirhams par an.

Des risques de tsunami?

Ce n’est pas tant les inondations qui inquiètent le pays. Selon une étude publiée en 2013 menée conjointement par la Banque mondiale et le ministère des Affaires générales et de la gouvernance, un tsunami pourrait survenir au cours des 30 prochaines années à Casablanca.

Doté de 2,5 milliards de dirhams, un fonds de lutte contre les catastrophes naturelles a été mis en place en 2009. Il prend notamment en charge "le financement des opérations de secours urgentes, l’assistance aux populations sinistrées et le renforcement des ressources déjà déployées au moment des intempéries", selon l’Economiste. Il participe aussi au développement des capacités d’intervention des autorités compétentes, en particulier la Protection civile.

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