MAROC
07/11/2014 04h:52 CET

Marche verte: Les 4 messages du discours de Mohammed VI (VIDÉO)

MARCHE VERTE – Régionalisation, économie de rente, négociation, relation avec l’Algérie… Le point sur le discours royal du 6 novembre.

Régionalisation: oui mais…

Dès 2015, le Maroc mettra en œuvre la régionalisation avancée et "le modèle de développement" dans la région du Sahara. Pour autant, régionalisation ne rime pas avec division a tenu à préciser Mohammed VI. Autre message: la "diversité ne saurait être un facteur de division et de sécession, laquelle est tout simplement interdite, tant par l'ancienne Constitution du Royaume que par la nouvelle."

Concernant le partage des richesses, Mohammed VI a ajouté: "Nous voulons des zones et des régions solidaires, complémentaires, qui s'entraident et se soutiennent mutuellement." Le roi a également rappelé les investissements réalisés dans cette région. "Depuis la récupération du Sahara, pour chaque dirham des recettes de la région, le Maroc investit 7 dirhams dans son Sahara, dans le cadre de la solidarité entre ses régions et entre les citoyens du même pays".

Haro à l’économie de rente au Sahara

Autre point abordé par Mohammed VI, l’économie de rente et les privilèges au Sahara. Un état de fait qui selon le monarque, a conduit au "mécontentement de certains, et suscité un sentiment croissant d'injustice et d'exclusion parmi certaines catégories de citoyens".

Selon le souverain, une catégorie de personne placent leur intérêt avant ceux de la patrie. "Ceux-là ont fait de l'extorsion une doctrine immuable. Ils ont érigé la rente et les privilèges en droits imprescriptibles, faisant de la cause nationale un fonds de commerce instrumentalisé au service de leurs intérêts propres".

Les Etats-Unis, l’ONU, etc.

S’il tend la main aux différentes parties prenantes du conflit pour rechercher une solution à la question du Sahara, Mohammed VI a tenu à rappeler que la souveraineté du Maroc sur l'ensemble de son territoire est "immuable, inaliénable et non négociable".

"Non à toute tentative de révision des principes et paramètres de négociation, ainsi qu'à toute autre tentative visant à reconsidérer ou élargir le mandat de la Minurso, y compris la question d'observation des droits de l'Homme", a-t-il ajouté.

Alors que les négociations sont au point mort, le médiateur de l'ONU Christopher Ross, n'ayant plus effectué de visite dans la région depuis bientôt un an, Mohammed VI a toutefois salué la contribution positive du Secrétaire général de l'ONU et des grandes puissances, dont les Etats-Unis, tout en exigeant d'eux aujourd'hui une position claire sur ce conflit.

"Alors qu'ils réaffirment que le Maroc est un modèle en matière de progrès démocratique, un pays actif dans l'action menée pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région et un partenaire dans la lutte anti-terroriste, ils abordent avec une certaine ambiguïté la cause de l'intégrité territoriale de notre pays".

La question algérienne

"Faute de faire assumer sa responsabilité à l'Algérie en tant que principale partie dans ce conflit, il n'y aura pas de solution. Et faute d'une perception responsable de la situation sécuritaire tendue qui sévit dans la région, il n'y aura pas de stabilité", a déclaré Mohammed VI. "Pour autant, cela n'implique pas de nuire à l'Algérie, à sa direction ou à son peuple, auquel nous portons la plus haute estime et le plus grand respect. Nos mots sont pesés et leur sens est clair."

Inédit: Le prince hériter négociateur

Alors que dans les précédents discours, Mohammed VI faisait référence à l’action de Hassan II, il a confié dans son allocution qu’il a lui même déjà participé aux négociations, du vivant de son père: "J'ai déjà négocié avec certains Marocains de Tindouf, à l'époque où J'étais Prince Héritier. Je n'ai aucun problème avec cela car Je négociais avec des citoyens marocains, et parce qu'il était question de défendre les droits du Maroc".

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