ALGÉRIE
16/02/2019 12h:02 CET | Actualisé 16/02/2019 15h:10 CET

Marches à Kherrata et plusieurs autres villes contre le 5e mandat de Bouteflika

Les marches contre le cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika se multiplient ces derniers jours à travers le territoire national. La dernière en date a eu lieu ce matin dans la ville de Kherrata, où des centaines de citoyens ont marché pacifiquement pour dire “non au 5e mandat” et scander “Pouvoir assassin”.

Les villes de Bordj Bou Arreridj, Tizi Ouzou, Jijel, Oran et Annaba ont également été le théâtre de marches de citoyens, des jeunes notamment, tantôt par quelques dizaines tantôt par plusieurs dizaines.

A Kherrata, à l’est de Béjaïa, la marche a débuté durant la matinée dans la banlieue et s’est dirigée vers le centre-ville. Des centaines de citoyens brandissaient des pancartes et des affiches sur lesquelles était écrit “Non au cinquième mandat”, scandant “Pouvoir assassin” et “Ulac smah Ulac”.

Vendredi, plusieurs dizaines de jeunes algériens ont marché dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj. Les protestataires, qui brandissaient également des affiches contre le 5e mandat de Bouteflika, ont pointé du doigt plusieurs dirigeants et chefs de partis, dont Ahmed Ouyahia, Baha-Eddine Tliba, Benyounès et le Chef de l’Etat, appelant “au changement”. 

Un citoyen, Ibrahim Laalami, a été arrêté à l’issue de cette marche par les forces de l’ordre. Dans une vidéo filmée et diffusée sur sa page, il a affirmé qu’il recevait des menaces après avoir partagé une photo de lui, tenant une pancarte contre le 5e mandat. 

Il a rajouté que des policiers l’ont même suivi au centre-ville de Bordj Bou Arreridj.

La veille, c’est la ville de Annaba qui a été le théâtre d’un sit-in contre le 5e mandat, face au Théâtre régional Azzedine Medjoubi. Des dizaines de personnes, étudiants, syndicalistes, avocats et élus de partis se sont rassemblés, scandant des slogans contre le “mandat de la Honte”. 

Un dispositif sécuritaire a “encadré” le sit-in sans toutefois procéder à des arrestations, selon El Watan. 

 
 

 Dans la commune de Sidi El Bachir, à Oran, des jeunes se sont également rassemblés le 15 février pour rejeter le 5e mandat. 

A Jijel, le même jour, des dizaines de jeunes protestataires scandaient le même slogan. A Annaba, ce sont les supporteurs de l’USMA qui disaient non à un 5e mandat à la sortie du stade.

Les supporteurs du CR Belouizdad, à Alger, ont repris le même modèle de protestation.