ALGÉRIE
25/06/2019 10h:57 CET | Actualisé 25/06/2019 11h:10 CET

Manifestations des étudiants : tensions et determination

Mehdi Alioui pour le HuffPost Algérie

Au 18 mardi de manifestations estudiantines, les étudiants se sont donnés RDV à la Place des Martyres à Alger. 

 

Aux cris de “Jazaïr Horra démocratia”, les étudiants annoncent la couleur de leur manifestation qui s’inscrit sous le signe des libertés et de la revendication d’un Etat de droit. 

Les étudiants, quelques centaines, ont entamé le rassemblement qui marque le début de leur manifestation hebdomadaire par revendiquer “un état civil et non militaire”, “le départ de Bedoui et Bensalah” et d’affirmer le caractère politique de ce soulèvement populaire qui marque ce mardi l’entame de son 5e mois consécutif. 

Ce 25 juin, les étudiants ont tenu à marquer leur solidarité avec les jeunes mis sous mandat de dépôt pour avoir porté leur drapeau amazigh. Ils ont affirmé par la même occasion l’unité nationale contre toute tentative de division des Algériens. Si le drapeau amazigh n’était pas porté en cette manifestation, beaucoup d’étudiantes arboraient la tenue kabyles qui du coup remplaçait la présence de l’étendard berbère.  

 

 

Fidèles au RDV, les étudiants défileront sur les grandes artères de la capitale avant d’arriver à la Place du 1er mai, lieur fixé pour la fin de leur manifestation. 

 Au départ, un drapeau amazigh sort de nulle part, et les policiers en civils veulent s’en saisir. Les étudiants protègent leur collègue et le drapeau disparait dans la foule aux cris de “pouvoir assassin” et “Ulach smah”.

Mehdi Alioui pour le HuffPost Algérie

 

 

Les policiers, en civils, tentent cependant, d’interpeller des étudiants et de les exfiltrer de la foule au prix de confrontations avec les étudiants qui résistent comme un bloc uni.

 A cet instant, une première interpellation a eu lieu. Les policiers ont profité d’une grande bousculade pour emmener un étudiant à leur fourgon. 

 

Nous y reviendrons avec plus de détails...