ALGÉRIE
10/09/2019 13h:52 CET | Actualisé 10/09/2019 15h:57 CET

Manifestation des étudiants: la pression est maintenue même un jour férié

Les étudiants marchent pour le 29e mardi consécutif.

Huffpost Algérie
Manifestation des étudiants

Le 29e mardi de manifestation des étudiants, coïncide avec “Achoura” ce 10 septembre. Un jour férié qui n’a pas empêché les étudiants et des citoyens à se rassembler pour une marche pacifique. Le mot d’ordre de ce nouveau mardi de contestation, le refus des élections, l’illégitimité du panel, et la nécessite d’un état civil.

Comme à l’accoutumé, le point de départ de la manifestation des étudiants a débuté à la Place des martyrs. Toujours présents pour les accompagner dans leur manifestation, les citoyens était fortement présents dés le matin. Au fur et mesure de la progression de la marche d’autre citoyens rejoignent le groupe de départ.

Les revendications des étudiants ce mardi restent concentrées sur le refus des élections présidentielles exigée par le chef d’état-Major Ahmed Gaid Salah et le panel présidé par Karim Younes.

 

Manifestation des étudiants


Les propositions du panel de concertation et du dialogue remises ce dimanche 08 septembre au chef de l’État Abdelkader Bensalah et adopté hier par le conseil des ministres, ont été désavouées par les étudiants ce mardi.

Dans ce sens, une étudiante affiche sur sa pancarte”comment voulez-vous qu’on fasse confiance aux propositions d’un panel qui a commencé par les mensonges depuis sa création”.
Une autre étudiante estime que “ceux qui ont été désigné pour résoudre le problème, sont eux-mêmes un problème”.

 

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Manifestation des étudiants


Certains parient déjà sur l’échec des élections annoncées par le vice ministre de la défense et mise en route par le conseil des ministres hier. Un étudiant en tête de file porte une pancarte sur laquelle on peut lire “marquez sur le livre Guinness, le peuple Algérien a fait échec à trois élections”

Le départ du gouvernement Bedoui est toujours à l’ordre du jour. Une étudiante se demande comment “ce gouvernement corrompu, peut-il valider les lois électorales.
Les étudiants maintiennent leur position, “le pouvoir de décision doit revenir au peuple”. Ils estiment que les élections présidentielles doivent se dérouler dans un “climat de confiance” avec des” personnalités populaire”.