TUNISIE
16/01/2019 13h:11 CET

Malgré la crise, près de 3200 élèves ont quitté les établissements secondaires privés pour le public en 2018

Malgré la crise...

Face à la situation tendue que travers l’éducation publique, qui connait depuis plusieurs années de nombreux blocages dus aux tensions entre l’UGTT et le ministère de l’Éducation, les écoles privées ont-elles connues un boom d’inscriptions?

Non, à en croire le directeur général des collèges et de l’enseignement secondaire au ministère de l’Éducation Hatem Amara: “Cette année nous avons enregistré un retour en force de l’enseignement public au détriment de l’enseignement privé au niveau du secondaire” estimant à 3200 le nombre d’élèves ayant quitté l’enseignement secondaire privé pour le public durant cette année scolaire.

Entre 2014 et 2016, c’est près de 11.000 personnes qui ont quitté l’enseignement secondaire privé pour revenir vers le public a également annoncé Hatem Amara.

Face à la crise qui se durcit ces derniers mois entre la Fédération générale de l’enseignement secondaire et le ministère et le blocage affectant de nombreux élèves, Hatem Amara affirme qu’il existe “certains cas, à cause de la situation actuelle, d’élèves qui migrent vers l’enseignement privé”.

Cependant, estime-t-il, les chiffres de ces migrations restent normaux.

Parmi les raisons qui font que les élèves reviennent vers l’enseignement secondaire public, le directeur général des collèges et de l’enseignement secondaire au ministère de l’Éducation cite la suppression par la Tunisie de comptabilisation du taux de 25% de la moyenne annuelle dans la moyenne du baccalauréat. “Avant sa suppression, l’on comptait des milliers d’élèves qui quittaient l’enseignement public pour le privée” a-t-il dit.

Une autre raison est invoquée par Hatem Amara, la hausse des inscriptions dans le secteur privé: “Plusieurs personnes justifient ce retour par la hausse du coût de la vie en général et l’enseignement public, malgré tout ce qu’on en dit, reste en fin de compte gratuit”.

Si l’on observe une prolifération des établissements privés au niveau de l’enseignement, “c’est surtout au niveau des écoles primaires” estime Amara ajoutant que “surtout dans les grandes villes, les établissements primaires privés se multiplient parce que les parents y trouvent leurs comptes: il y a des cantines, un encadrement pour les enfants...”.

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