MAROC
30/01/2019 11h:25 CET

Maladies non transmissibles: Le ministère de la Santé lance une consultation par SMS

Un questionnaire sera envoyé aux abonnés de tous les opérateurs téléphoniques marocains.

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ENQUÊTE - Consultation 2.0. Jusqu’au 28 février, le ministère de la Santé va inviter les citoyens marocains à répondre à une enquête via SMS. Cette consultation nationale abordera “les facteurs de risques des maladies non transmissibles”, telles que les maladies cardio-vasculaires (crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux), le cancer, les maladies respiratoires chroniques (pneumopathie chronique obstructive et asthme), ou encore le diabète.

“L’objectif de cette enquête est de connaître l’état de santé de la population marocaine en vue d’adapter la stratégie nationale de prévention et de contrôle des maladies non transmissibles”, souligne le ministère de la Santé dans un communiqué. Il rappelle que ces maladies sont responsables de 2/3 de la mortalité à l’échelle nationale et “constituent un grand défi que doit surmonter le Maroc pour améliorer l’état de santé des Marocains”.

Dans le monde, plus de 9 millions de décès imputés aux maladies non transmissibles surviennent avant l’âge de 60 ans, touchent autant les hommes que les femmes mais sont surtout largement évitables, d’après l’Organisation mondiale de la santé.

Un questionnaire via SMS

“Cette enquête sera réalisée auprès de la population marocaine âgée de 18 ans et plus, et utilisera les nouvelles technologies de télécommunication pour la collecte des données: la réponse vocale interactive (IVR) et le service de messagerie SMS”, précise le communiqué. Le ministère enverra un questionnaire aux abonnés de tous les opérateurs téléphoniques marocains avec le numéro ”+212538020072” pour la solution IVR et à travers le “5252” pour la solution SMS.

“Les numéros de téléphone des abonnés contactés seront tirés aléatoirement et toutes les informations qui seront collectées, resteront strictement confidentielles”, souligne la même source. Le ministère de la Santé précise par ailleurs qu’il a obtenu l’autorisation de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel sous le numéro 54/2017 pour mener cette enquête.