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21/05/2018 17h:04 CET | Actualisé 21/05/2018 17h:05 CET

Maladie de Crohn: Ne subissez plus avec fatalité!

Il est primordial de se réapproprier en toute bienveillance, son corps, si une partie de celui-ci est malade

Michail_Petrov-96 via Getty Images

On entend beaucoup parler des maladies chroniques liées aux inflammations intestinales. Nous allons aborder aujourd’hui, la maladie de Crohn. Six millions de personnes souffrent de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) dans le monde (en France, plus de 250.000 personnes). Ces pathologies restent pourtant mal connues. Actuellement en France, beaucoup d’Associations prennent la relève du champ médical, pour tenter d’amener des réponses et un meilleur accompagnement à des malades souvent livrés à eux-mêmes.

Comprendre la maladie de Crohn

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire touchant l’intestin grêle. Elle est qualifiée de chronique car évoluant en poussées tout au long de la vie et présentée comme n’offrant aucune chance de guérison.

La maladie est déclenchée par une réaction immunitaire contre des bactéries de la flore intestinale. La composition de cette flore joue un rôle important dans ce processus: près de 40% des patients présentent une surpopulation de bactéries E.coli appelées AIEC, contre 6% de la population générale. Les AIEC sont capables de traverser le mucus de la paroi intestinale et d’envahir les cellules épithéliales qui constituent cette paroi, ce qui provoque une réponse immunitaire forte et l’inflammation responsable de la maladie.

Maladie de Crohn: une nouvelle piste pour limiter l’inflammation

Des chercheurs de l’Inserm en France ont découvert comment activer la défense des cellules intestinales contre les bactéries impliquées dans la maladie de Crohn. L’espoir d’un nouveau traitement verra peut-être, bientôt le jour.

Attention au stress, car il prédispose les poussées violentes

Ce dernier joue en effet un rôle important dans l’apparition d’une poussée ou dans l’exacerbation d’une phase active de la maladie. Le fait d’être donc un tempérament anxieux ou nerveux, accroit les poussées de la maladie. Il est donc important de se “décharger”, de “se recentrer” pour prendre de la distance face à la maladie et ses symptômes.

Faire attention à votre alimentation

Il est clair que pour le malade souffrant de cette pathologie, on ne peut pas manger comme les autres, et certaines personnes sont tellement dans la hantise de “déclencher” qu’ils se réfugient dans un syndrome d’évitement. Alors non seulement ils se privent mais, ils vont s’isoler du monde extérieur. La maladie de Crohn se traduit principalement par des douleurs abdominales sévères, des douleurs articulaires, des diarrhées, une fatigue importante, de la fièvre, et une perte de poids.

Le mot d’ordre est d’éviter les aliments trop riches en fibres et trop complexes.

En cas de crise

Il est primordial de modifier l’alimentation pour empêcher que leur tube digestif ne s’irrite davantage. Afin de diminuer les symptômes, et éviter la dénutrition (car quand la partie inférieure de l’intestin et du côlon est enflammée, l’organisme ne parvient pas à absorber les nutriments contenus dans les aliments).

Qu’éviter et que manger?

Pour les fruits et légumes: tous les fruits crus. Pour les légumes, il est conseillé d’éviter tous les crucifères, l’épinard, l’oignon, et les courges. Pour les produits laitiers: le lait entier, la crème glacée, et tous les yaourts agrémentés de fruits, de fruits secs ou autres.

Les aliments à privilégier:

Pour les boissons: l’eau reste LA boisson par excellence, mais les thés et cafés décaféinés sont envisageables, tout comme les boissons gazeuses.

Pour les fruits et légumes: les fruits en conserve (s’ils baignent dans un sirop pas trop riche en sucre), la pomme (sans peau), le melon, et la banane quand elle est bien mûre. Les légumes doivent être bien cuits, et consommés sans leurs graines. Le jus de légumes est une bonne alternative.

Produits laitiers: les aliments à faible teneur en MG, et du lait en poudre.

Pour les produits à base de céréales: privilégier les produits à base de farine raffinée.

Pour la viande et les produits riches en protéines: la volaille, le poisson, la viande (suffisamment cuite), le tofu ou les œufs... mais préparés sans excès de matières grasses.

Autres conseils

En plus d’un régime alimentaire spécifique lors des crises, apprenez à manger moins et plus souvent.

Bien s’hydrater. Car les diarrhées amènent une perte importante de liquides. Il est donc conseillé de boire 2 litres d’eau/jour, mais de ne pas trop boire durant les repas.

Il est également conseillé de bien mâcher.

Après l’alimentation, il faut apprendre à gérer les émotions et le stress entre les crises.

Qu’apporte la Sophrologie?

  • Se réconcilier avec son corps malade et ne plus s’en vouloir ou lui en vouloir!
  • Accepter la cohabitation inévitable.
  • Apprendre à être plus bienveillant avec soi-même. Se donner les chances d’aller mieux avec une attitude positive pour mieux faire face à la maladie.
"La maladie est l’effort que fait la nature pour guérir l’homme. Nous pouvons donc apprendre beaucoup de la maladie pour notre retour à la santé. Ce qui apparait au malade indispensable à repousser renferme l’or véritable qu’il n’a trouvé nulle part ailleurs" Carl Gustav Jung

 

Evacuer stress et tensions

Il est prouvé que l’anxiété et le stress amènent ou réactivent les poussées de cette maladie chronique. Il est donc important d’apprendre à évacuer d’une part et de l’autre à apprendre à contenir angoisse et pensées parasites. Quelqu’un de posé et de tempéré sera plus à même de gérer les symptômes de la maladie.

Apprendre à se recentrer

Pour aller à l’essentiel et ne pas se laisser envahir par des pensées erronées ou incapacitantes du genre “ca sert à rien” ou “ma vie est foutue je ne vais pas guérir et je ne serai jamais comme les autres”!

Apprendre à se concentrer

Pour éviter de s’éparpiller entre émotions négatives et sensations de douleur, pour arriver à se dissocier aussi. Se concentrer par exemple sur une bulle imaginaire que l’on crée et qui serait hermétique à ce qui fait mal, ce qui afflige.

Apprendre à prendre de la distance

Quand on vit la maladie de plein fouet, nous sommes trop”dedans” nous la laissons prendre le total contrôle de nous, corps et esprit. Cependant la sophrologie permet justement par des exercices doux et dynamiques de prendre de la distance pour ne pas la subir de plein fouet. Cela permet également d’apprendre à doser la sensation de douleur, que l’on finit par amoindrir par des exercices en suivi de suggestion mentale. Tout est dans le mental, on peut arriver avec la sophrologie à amoindrir en tout cas, sa perception de la douleur.

Se réapproprier son schéma corporel

Il est primordial de se réapproprier en toute bienveillance, son corps, si une partie de celui-ci est malade, il faut se dire qu’il y a aussi beaucoup de parties restées saines. Et c’est sur celles-là, qu’il faut travailler. Apprendre à isoler le “mal” du reste du corps, pour se baser sur ce qui nous permet d’avancer, d’aller vers l’avant. Rien n’est inerte ni définitif, nous pouvons booster nos capacités d’auto guérison rien que par la pensée positive et une certaine hygiène de vie. Car nous avons une force vitale en nous, un mécanisme naturel d’auto réparation. Tout est dans le mental!

Le mental guérit comme il peut à contrario stopper le processus de guérison. Soignez justement vos pensées et vos émotions en ce sens. Même si vous êtes focalisés, sur la douleur et la maladie, apprenez à la contourner.

Changer le vécu des symptômes             

La sophrologie est une alternative au médicament. C’est le cas notamment du CHRU de Tours qui propose l’apport de cette discipline. Il a été en effet démontré, que la sophrologie en tant que technique psycho corporelle, permettait d’influer sur le contrôle et la perception de la douleur. D’autant que parfois, le corps médical a du mal à évaluer et à comprendre la douleur vécue par leurs patients.

Alors n’hésitez pas à vous faire accompagner par les thérapies brèves.

Pour plus d’informations en France, vous pouvez contacter :

L’Afa est l’association nationale consacrée au soutien des malades et de leurs proches, ainsi qu’à la recherche sur les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) que sont la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique.

Site de l’Afa : http://www.afa.asso.fr/lafa.html

Retrouvez les conseils de Feriel Berraies : www.feriel-berraies-therapeute.com

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