ALGÉRIE
19/06/2015 23h:44 CET | Actualisé 19/06/2015 23h:44 CET

Mali: les groupes armés pro-Bamako ont effectivement quitté Ménaka, dans le nord

AFP

Les groupes armés pro-gouvernementaux du nord du Mali ont quitté vendredi la ville de Ménaka, prise fin avril à la rébellion, respectant leur promesse à la veille de la signature par les rebelles de l'accord de paix dans le pays, selon un de leurs responsables.

"Nos troupes se sont retirées de Ménaka depuis ce (vendredi) matin, comme nous l'avons promis. On a passé le contrôle de la ville à l'armée (malienne) et à la Minusma", la Mission de l'ONU au Mali, a déclaré à l'AFP Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia).

LIRE AUSSI: Mali: levée des ultimes obstacles à la signature de l'accord de paix par la rébellion

Le Gatia est l'une des formations armées soutenant le gouvernement, regroupées au sein d'une coalition dite "Plateforme", ayant pris le 27 avril Ménaka (nord-est) à la rébellion rassemblée au sein de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). La prise de cette ville proche de la frontière nigérienne a été le point de départ d'une série d'affrontements qui ont fragilisé le cessez le-feu.

Selon un "arrangement sécuritaire" obtenu par la médiation algérienne le 5 juin, les forces pro-Bamako devaient quitter Ménaka, et la CMA exigeait l'application de cette décision pour signer l'accord de paix déjà entériné le 15 mai par le gouvernement malien, ses alliés et la médiation. La cérémonie de signature par la rébellion est prévue samedi à Bamako.

Dans un premier temps, la Plateforme avait refusé de quitter Ménaka, mais "on a subi des pressions de part et d'autre" pour le faire, a précisé Fahad Ag Almahmoud, joint par téléphone depuis Bamako.

LIRE AUSSI: Mali: les groupes pro-Bamako refusent de se retirer d'une ville prise à la rébellion

Dans un communiqué, la Minusma a salué la décision des groupes pro-Bamako"de se désengager de Ménaka" et assuré que, "en concertation avec les autorités compétentes, (elle) accélérera la mise en oeuvre des dispositions de l'arrangement sécuritaire relatives à la protection des civils dans la localité".

La signature de l'accord par la rébellion est "un pas nécessaire et très attendu parce que ça va permettre de clarifier la situation sur le terrain", a affirmé l'éditorialiste malien Souleymane Drabo dans un entretien avec l'AFP à Bamako.

"Les violences se sont accrues ces derniers mois. La situation est intenable pour tout le monde", mais c'est "une simple étape" dans un long processus", a-t-il prévenu.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.