TUNISIE
14/11/2018 16h:37 CET

L'UTICA se prononce contre certaines mesures du projet de la loi de Finances 2019 jugées défavorables aux entreprises tunisiennes

Les entreprises tunisiennes souffrent aujourd’hui de nombreuses difficultés a estimé Samir Majoul.

KENZO TRIBOUILLARD/AFP/Getty Images

L’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a exprimé, jeudi, ses doutes sur certaines mesures présentées par le projet de la loi de Finances 2019, jugées inadéquates “avec la situation financière des entreprises tunisiennes”.

En marge de l’audition d’une délégation de l’UTICA par la commission des Finances à l’ARP, le président de patronat Samir Majoul a affirmé que les entreprises tunisiennes souffrent aujourd’hui de nombreuses difficultés notamment au niveau du financement, de la hausse du coût de production, et du coût d’approvisionnement des matières premières résultant de la détérioration de la valeur du dinars tunisien.

Selon lui, il faudrait aujourd’hui aller vers le renforcement de la compétitivité des entreprises tunisiennes en allégeant leurs charges fiscales et en encourageant les exportations en octroyant des avantages aux entreprises pour percer sur les marchés étrangers a-t-il expliqué, soulignant les obstacles rencontrés sur le marché intérieur notamment la croissance de l’économie informelle et la baisse de la consommation.

Face à ce constat, l’UTICA a proposé à la commission des Finances de l’ARP d’exempter les importations de matières premières des droits de douane et d’appliquer un taux d’imposition uniforme de 13,5% à l’ensemble des secteurs (industriels, commerciaux et services) et d’inciter à l’exportation, à travers la déduction de 50% des charges, du résultat d’exploitation.

Dans ce cadre, l’UTICA a appelé la commission des Finances à prendre en considération ses recommandations, qui pour le moment n’ont pas été retenues dans le cadre du projet de loi de Finances 2019.

Selon le projet de loi de Finances 2019 présenté à la Commission des Finances à l’ARP, le gouvernement compte réaliser un taux de croissance 3,1% contre 2,6%, attendus cette année. 

Quant au budget de l’État celui-ci a été estimé à 40 milliards 662 millions de dinars contre 37 milliards 666 millions de dinars, soit une hausse de 8% par rapport à l’année dernière. 

Le chef du gouvernement Youssef Chahed avait promis, en juin dernier, que la loi de Finances 2019 ne comptera pas de taxes supplémentaires pour les entreprises tunisiennes.

Il avait affirmé que lors des trois prochaines années, le gouvernement s’orientera vers la réduction des impôts sur les entreprises productives, exploitantes et exportatrices dans les domaines de l’industrie, de la technologie et de la communication pour les encourager à créer des postes d’emploi.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.