MAROC
09/11/2018 17h:18 CET | Actualisé 09/11/2018 17h:46 CET

L'université Mohammed VI Polytechnique accueillera le premier forum africain sur l'intelligence artificielle

"Un facteur de développement en Afrique".

Just_Super via Getty Images

NOUVELLES TECHNOLOGIES - Les 12 et 13 décembre prochains, l’université Mohammed VI Polytechnique, installée à Ben Guérir au Maroc, accueillera un événement de taille: le premier forum de haut niveau sur l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, organisé avec l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

“L’intelligence artificielle est une thématique très chère à notre directrice générale (Audrey Azoulay, ndlr), qui veut positionner l’UNESCO comme un véritable acteur dans le domaine. Le forum africain sera d’ailleurs suivi par un forum mondial, toujours organisé par l’UNESCO, au mois de février”, explique  Abdoulaye Ibrahim, ingénieur de formation et chef de l’unité de l’analyse contextuelle et de la prospective, spécialiste de programme, au sein du département Afrique de l’UNESCO.

Dans l’inconscient collectif, l’intelligence artificielle se rapporte souvent aux robots. Cette semaine, la Chine a d’ailleurs présenté les premiers présentateurs de JT virtuels, entendez des robots sous intelligence artificielle. Elle inquiète parfois mais suscite de plus en plus d’intérêt et de développement (dans tous les domaines: la santé, l’agriculture, l’environnement...).

Pour l’UNESCO, elle peut même être un levier de développement sur le continent africain. “L’Afrique a déjà raté plusieurs révolutions industrielles. Elle ne doit pas rater celle de l’intelligence artificielle”, ajoute Abdoulaye Ibrahim.

Si de nombreux pays africains sont déjà performants en la matière, comme le Rwanda, l’Afrique du Sud et le Maroc “qui n’hébergerait pas le forum le cas échéant”, précise M. Ibrahim, l’UNESCO veut participer à cette nouvelle révolution sur le continent africain en proposant sa propre expertise, alliée à celle de ses Etats membres et d’invités issus des secteurs privé et public africains.

Plus de 80 intervenants venus du monde entier

L’organisation internationale a déjà noué de nombreux partenariats avec des universités africaines. L’université Mohammed VI Polytechnique en fait partie, car “elle est à la pointe de la technologie. Notre choix s’est donc naturellement porté sur elle, pour une co-organisation de l’événement”, souligne Abdoulaye Ibrahim.

Plus de 80 intervenants sont attendus. “Ils viennent d’Afrique, mais aussi d’ailleurs: Chine, Japon, France, Etats-Unis... pour apporter d’autres expériences, d’autres idées de développement. Nous avons aussi des partenaires internationaux, comme Microsoft Africa”, ajoute l’ingénieur.

Des tables rondes, découpées selon les secteurs de l’UNESCO et des sessions thématiques seront organisées.

L’événement n’est pas ouvert au grand public car l’université ne peut pas accueillir tout le monde mais l’organisation a déjà prévu de mettre en place un live pour que curieux et intéressés puissent suivre toutes les conférences en direct.