TUNISIE
05/02/2019 20h:21 CET

L’Union régionale du travail de Sidi Bouzid qualifie "l'école" de Regueb de "camp taliban"

“Elle favorise le takfirisme et le terrorisme et incite les jeunes à rejoindre les zones de conflit".

capture d'écran

Après avoir levé le voile sur une ”école” coranique suspecte à Regueb, les réactions fusent de partout. Depuis deux jours, les communiqués, dénonçant la maltraitance de ces enfants, tombent en cascade. Et c’est peut-être le communiqué de l’Union régionale du travail de Sidi Bouzid relevant de l’organisation syndicale qui a été le plus virulent.

Dans un ton sévère et ferme, ce dernier condamne ce qui s’est passé derrière les murs de cette ”école” mystérieuse qui servirait de lieu d’apprentissage et de “dortoir” pour petits et grands.

L’union régionale du travail de Sidi Bouzid a, par ailleurs, pointé du doigt la responsabilité des autorités régionales et locales dont les délégués, les gouverneurs et même les députés de la région qui se sont succédés depuis 2015. 

Ces derniers, pourtant alertés, n’ont pas pris les mesures nécessaires pour mettre fin à ces dépassements. “Nous avons alerté les autorités de l’existence de cette ”école” depuis mi-2015, en parallèle avec la fermeture de onze mosquées hors la loi dans la région” précise le communiqué.

Visiblement, les dépassements sautent aux yeux. L’affaire de cette ”école” a, également, refait surface avec le scandale de l’ancien délégué régional des Affaires étrangères de la région et sa relation avec des personnes soupçonnées d’être impliquées dans des affaires terroristes, rappelle l’Union régionale du travail de Sidi Bouzid.

Ce dernier considère “l’école” de Regueb comme étant un “camp de Taliban”. En effet, cette école serait, selon l’union régionale du travail de Sidi Bouzid, comme une sorte de pépinière pour de futurs présumés terroristes. “Elle favorise le takfirisme et le terrorisme et incite les jeunes à rejoindre les zones de conflit (la Syrie, l’Irak et la Libye)”, lance le communiqué sans mâcher ses mots.  

Concernant le limogeage du gouverneur de Sidi Bouzid et le délégué de Regueb, l’Union régionale du travail estime que cette décision est une solution partielle surtout avec la corruption administrative et financière qui touche le service public. 

Cette dernière a appelé, d’autre part, la centrale syndicale à ouvrir “une enquête sérieuse et transparente pour fixer les responsabilités afin de pouvoir porter plainte contre les fautifs”. 

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