MAROC
10/04/2018 12h:47 CET

L'UNESCO veut contrer l'extrémisme violent en Jordanie, en Libye, au Maroc et en Tunisie

Via un programme de prévention qui fait la part belle à la culture, aux arts et au sport.

Xinhua News Agency via Getty Images

UNESCO - L’organisme onusien s’apprête à lancer un programme de prévention de l’extrémisme violent à travers l’autonomisation des jeunes dans quatre pays dont le Maroc, a déclaré Audrey Azoulay, directrice de l’agence spécialisée de l’ONU. 

“Dans deux semaines, nous lancerons avec le Bureau de lutte contre le terrorisme des Nations Unies un programme de prévention de l’extrémisme violent à travers l’autonomisation des jeunes en Jordanie, en Libye, au Maroc, en Tunisie - un programme financé par le Canada”, a-t-elle déclaré dans un discours prononcé ce 9 avril à l’occasion de l’ouverture à Paris de la 204e Session du Conseil Exécutif de l’UNESCO.

Audrey Azoulay a également évoqué l’investissement de l’UNESCO dans la prévention de l’extrémisme violent qui prend différentes formes selon les continents, et a exprimé son souhait de renforcer davantage les efforts et l’implication de l’organisme onusien. 

Des réponses à la haine véhiculée par les médias sociaux

Elle a par ailleurs rappelé que l’UNESCO a rendu publics récemment les résultats d’une étude sur la radicalisation des jeunes à travers les médias sociaux, ajoutant qu’un guide à l’attention des communautés éducatives pour lutter contre les formes contemporaines d’antisémitisme sera publié prochainement.

De manière générale, l’UNESCO joue, pour cette question, “un rôle essentiel au sein de l’ONU”, a-t-elle fait observer, soulignant la nécessité de continuer à s’engager dans ce domaine et à trouver des formes innovantes de prévention. 

“Autour de la culture, des arts, du sport, il y a des espaces de dialogue à créer, même dans les situations les plus tendues, car ces formes d’activité transcendent la violence, permettent de mobiliser la jeunesse en ouvrant le dialogue”, a insisté la directrice.

D’autre part, la directrice de l’agence onusienne a mis l’accent sur l’importance de renforcer la visibilité de cette organisation pour permettre de développer de nouveaux partenariats avec des acteurs de la société civile, des fondations et des entreprises, se félicitant au passage de l’accord signé en octobre dernier avec la Fondation OCP-Maroc, pour imaginer le futur de l’Afrique. “Nous devons développer des approches professionnelles pour attirer de nouveaux partenaires et de nouveaux donateurs”, a-t-elle annoncé.

Dans ce discours, la directrice générale de l’UNESCO a exposé sa vision pour une transformation stratégique de cette institution afin qu’elle puisse mieux soutenir la communauté internationale dans la réalisation des objectifs qu’elle s’est fixée à travers l’Agenda 2030. “Cette transformation doit permettre de renouer avec le rôle historique de l’UNESCO et lui redonner les moyens d’incarner une vision ambitieuse”, a-t-elle expliqué.