ALGÉRIE
05/02/2019 15h:20 CET | Actualisé 05/02/2019 16h:06 CET

L'UMA veut relancer le projet de la ligne ferroviaire Tunis-Alger-Rabat

L’Union du Maghreb Arabe (UMA) envisage de relancer le projet de la ligne de transport ferroviaire trans-maghrébine, reliant la Tunisie, l’Algérie et le Maroc. L’organisation, quia obtenu un don de la Banque africaine de développement (BAD), a lancé le 29 janvier 2019 un avis d’appel à candidature international, pour le recrutement “d’un consultant individuel chargé du marketing et la publicité de l’étude de la réhabilitation et de la modernisation de la ligne de chemin de fer trans-maghrébine”. 

 Le projet vise, dans une première étape, à réhabiliter et à moderniser une ligne ferroviaire de 363 kilomètres entre l’Algérie et le Maroc et une autre ligne de 503 kilomètres entre l’Algérie et la Tunisie.

Une partie du don de la BAD, dont le montant n’a pas été dévoilé par l’UMA, sera consacrée à l’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds, prévue le 28 mars 2019.

La ligne ferroviaire transmaghrébine devrait s’étendre sur environ 2.350 km. Le coût de ce projet, initié au début des années 1990 et qui vise à promouvoir les échanges commerciaux entre les trois pays du Maghreb central et à assurer une libre circulation des personnes et des marchandises, est estimé à 3,8 milliards de dollars.

Le même avis d’appel à candidature fait savoir que l’appel d’offre peut-être retiré directement de l’Union du Maghreb Arabe à Rabat, au Maroc, rajoutant que la date limite du dépôt des dossiers de candidature est fixée pour le 15 février 2019.

Le même sort que l’autoroute trans-maghrébine ?

La ligne ferroviaire trans-maghrébine va-t-elle connaître le même sort que l’autoroute trans-maghrébine, devant traverser la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye ?

D’une longueur de 7.000 kilomètre, cette autoroute devait relier, à court terme, la ville d’Agadir (Maroc) à la ville de Gabes (Tunisie).

En Algérie, l’axe routier Est-Ouest, la partie la plus longue de ce projet avec 1.216 kilomètres, est opérationnel depuis 2013. Au Maroc, l’autoroute est déjà opérationnelle entre Agadir-Marrakech-Casablanca-Rabat-Fès et Oujda.

En Tunisie, le tronçon Bou Salem-Tunis-Sousse-Sfax-Gabes de 530 km est déjà opérationnel, c’est la future réalisation de la partie reliant la frontière algérienne à Bou Salem (Tunisie), longue de 81 km et celle reliant la frontière libyenne à Gabes (Tunisie), longue de 195 km permettrait la fin du programme tunisien.

Toutefois, en raison de la fermeture des frontières depuis 1994, les travaux devant relier les autoroutes algérienne et marocaine, à Ouadjda, n’ont pas avancé. 

La ligne ferroviaire trans-maghrébine risque-t-elle de connaître le même sort ? Le tronçon algéro-tunisien devrait également poser problème puisque, selon le Directeur général de la STNF, Yacine Bendjaballah, la liaison Alger-Tunis ne figure pas non plus au tableau des priorités de la compagnie, selon Liberté.