TUNISIE
13/09/2018 19h:56 CET | Actualisé 13/09/2018 20h:26 CET

L'UGTT publie une liste préliminaire de 22 entreprises publiques susceptibles d'être vendues par l'État, la présidence du gouvernement nie

Parmi les 22 entreprises citées par l’UGTT, l’on retrouve la radio et la télévision nationale, 4 banques dont la STB, la BFPME, la BNA et la BTS, Tunisair, Tunisie Télécom,...

Zoubeir Souissi / Reuters

L’Union Générale Tunisienne du Travail a publié, jeudi, sur sa page Facebook, une liste préliminaire d’entreprises publiques que “le gouvernement souhaite vendre”.

“Ce qui est étranger, c’est que la majorité de ces société sont bénéficiaires” annonce la centrale syndicale accompagnant sa publication du hashtag “réforme mais ne vend pas”.

Parmi les 22 entreprises citées par l’UGTT, l’on retrouve la radio et la télévision nationale, 4 banques dont la STB, la BFPME, la BNA et la BTS, Tunisair, Tunisie Télécom, la Société nationale de transport interurbain ou encore la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN).

Contacté par le HuffPost Tunisie, la centrale syndicale n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet renvoyant aux dernières déclarations du secrétaire général Noureddine Taboubi indiquant que les “entreprises publiques sont une ligne rouge”.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le porte-parole du gouvernement Iyed Dahmani a démenti l’existence d’une telle liste affirmant qu’aucune décision n’a été prise concernant la vente des entreprises citées par l’UGTT: “Le gouvernement n’aborde pas la question de la réforme des entreprises publiques de cette façon” a-t-il affirmé.

Une source au gouvernement interrogée par le HuffPost Tunisie a quant à elle nié cette volonté: “Le chef du gouvernement avait présenté sa vision et un document aux députés sur les réformes à entreprendre dans la fonction publique lors de son avant-dernier discours à l’ARP. Si vous vous référez à son discours, vous vous rendrez compte que le gouvernement comprend les préoccupations de l’UGTT puisqu’il compte d’abord réformer pour faire baisser les pressions de ces entreprises sur les finances publiques”. 

Le secrétaire général de l’UGTT avait appelé à de nombreuses reprises à ne pas toucher aux entreprises publiques.

Le 14 février dernier, Taboubi avait affirmé que la cession du secteur public est une ligne rouge, soulignant que la centrale syndicale s’opposera à toutes les tentatives visant à céder les entreprises publiques au secteur privé.

L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) “exercera des pressions positives sur le gouvernement pour trouver les solutions permettant de sauver les entreprises publiques menacées de faillite” avait-il également indiqué en août 2017.

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