TUNISIE
08/06/2018 13h:55 CET

Lotfi Brahem revient sur les circonstances de son limogeage

"Nous travaillons dans le cadre de l’Etat, et l’Etat ne fonctionne pas selon les rumeurs,"a-t-il dit

lotfi brahem/FB

Dés l’annonce de son limogeage, Lotfi Brahem est au cœur de toutes les spéculations.

Pour faire taire les rumeurs qui enflent autour de son départ à la tête du ministère de l’Intérieur, Brahem s’est confié au journal Al Maghreb, ce vendredi 8 juin 2018. 

“Nous travaillons dans le cadre de l’Etat, et l’Etat ne fonctionne pas selon la radio des commères,“a martelé le ministre limogé.

“La mission s’est terminée, et bon vent pour les autres,” a-t-il déclaré en ajoutant que “nous sommes des gens disciplinés, des militaires (...) je ne sais pas comment, ni pourquoi”.

Réticent, Brahem a refusé de rentrer dans les détails de son limogeage. Il a indiqué qu’il a accompli son devoir, et ce “sans se mêler aux affaires des autres.”

Il a, par ailleurs, estimé que son départ entre dans le cadre du “principe de l’alternance des responsabilités”. 

Selon le porte-parole du gouvernement, parmi les raisons qui ont poussé Youssef Chahed, à le démettre de ses fonctions figure le laxisme des forces de l’Ordre face au phénomène d’immigration clandestine. De plus de ses récentes positions notamment à l’égard de la campagne menée contre les cafés” ouverts durant ramadan, ou encore “le problème avec le syndicat national des journalistes tunisiens”qui, selon ses dires, “ne concordent pas avec la politique du gouvernement”. 

D’après certains, il s’agit d’un limogeage “politique” masquée, plutôt qu’une sanction.   

En effet, d’après le porte-parole du gouvernement, un prochain remaniement ministériel serait bientôt annoncé.  

Le ministre de l’Intérieur tunisien, Lotfi Brahem, a été limogé de ses fonctions le 6 juin 2018. La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre. 

D’ailleurs, des dizaines de partisans de partis politiques et d’activistes de la société civile se sont rassemblés, mercredi soir, devant le siège du ministère de l’Intérieur, et ce, pour protester contre cette décision, jugée injuste.  

 

 

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.