MAROC
01/05/2018 12h:08 CET | Actualisé 01/05/2018 12h:09 CET

L'ONSSA annonce une mesure préventive pour la traçabilité de la viande de l'Aïd

Le scandale de la “viande verte” en 2017 est encore dans les mémoires.

Cosmo Condina via Getty Images

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE - Chose promise, chose due. Dans un communiqué publié ce lundi 30 avril, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) annonce le lancement d’une large campagne de numérotation des cheptels ovins et caprins destinés à l’abattage de l’Aïd.

Après le scandale de la “viande verte” l’année dernière, l’Office avait annoncé de nouvelles mesures de préventions à mettre en place dès 2018 afin de remédier au problème. C’est dans ce cadre qu’un appel a été lancé à tous les éleveurs afin d’entrer en contact avec les autorités vétérinaires proches de chez eux dans le but d’enregistrer leurs fermes.

Tous les éleveurs inscrits dans ces bases de données profiteront ainsi gratuitement de la numérotation. Une condition obligatoire s’ils souhaitent accéder aux marchés pour vendre leur bétail. L’ONSSA a par ailleurs mis en place un numéro vert (0801003637) destiné aux éleveurs et engraisseurs afin d’obtenir toutes les informations et précisions concernant la campagne.

Cette mesure préventive devra pouvoir assurer la traçabilité de la viande et sera accompagnée du renforcement des visites de contrôle dans les fermes d’engraissement. L’Office promet d’ailleurs une application de sanctions sévères à tout contrevenant.

Pour rappel, au lendemain de l’Aïd de l’année dernière, plusieurs personnes avaient constaté une coloration de la viande de leur mouton, causée par des bactéries. Différentes explications avaient alors été émises par les consommateurs, blâmant les éleveurs de gaver leurs moutons, de leur administrer des engraisseurs qui s’avéreraient toxiques ou encore d’injecter des hormones qui gonfleraient le bétail anormalement et lui donneraient un aspect plus attrayant pour l’acheteur.

L’ONSSA avait réagi et assuré que la contamination de la viande n’était pas liée aux conditions d’élevages, mais bien au non-respect des conditions d’hygiène lors de l’abattage, du dépeçage et de la conservation.

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