24/10/2018 10h:56 CET | Actualisé 24/10/2018 10h:56 CET

L'ONCF ne sera pas privatisé selon le ministre de l'Économie Mohamed Benchaâboun

“L’établissement public n’est pas directement privatisable".

AIC Press

ÉCONOMIE - Cinq à six milliards de dirhams. Ce sont les recettes que devraient générer, pour l’État, les opérations de privatisation prévues en 2019, a annoncé mardi 23 octobre le ministre de l’Économie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, lors d’une conférence de presse tenue à Rabat pour présenter le nouveau Projet de loi de finances (PLF).

Ces opérations ne concernent pas tous les établissements publics. Seules les entreprises publiques ayant déjà fait l’objet de privatisation mais dont l’Etat détient toujours des participations sont concernées, notamment Maroc Télécom qui pourrait bien devenir à 100% privée, a précisé le ministre dont les propos ont été rapportés par la MAP.

L’Office national des chemins de fers (ONCF) n’est cependant pas éligible. si l’ouverture de son capital a longtemps été sur la table, Benchaâboun a été très clair lors de la présentation en excluant l’ONCF des sociétés privatisables puisque celui-ci est “un établissement public qui n’a pas la forme juridique d’une société anonyme”, d’après le ministre.

“L’établissement public n’est pas directement privatisable car il n’a pas de capital, mais des fonds de dotation”, a expliqué le ministre en ajoutant que l’établissement public doit être restructuré avant d’être privatisé.

Par ailleurs, le bureau de Benchaâboun s’attend à des recettes qui peuvent atteindre, en 2019, deux milliards de dirhams suite à une amélioration de la gouvernance des entreprises publiques, mais aussi à un taux de croissance de 3,2% avec une maîtrise de l’inflation à moins de 2%.