TUNISIE
10/10/2018 16h:43 CET | Actualisé 10/10/2018 16h:45 CET

L'OIF et l'ONU signent un accord de coopération pour la lutte contre les violences sexuelles

Cette lutte ne concerne pas seulement les violences à l’encontre des femmes.

Ayda Labassi pour le HuffPost Tunisie

Dans le cadre du 17ème Sommet de la Francophonie, qui se tient à Erevan, en Arménie, dans la semaine du 7 au 12 octobre, un accord a été signé aujourd’hui, entre les Nations-Unies et l’Organisation Internationale de la Francophonie.

La rencontre s’est faite entre la Secrétaire Générale de la Francophonie, Michaëlle Jean et la Secrétaire générale adjointe de l’ONU, Pramila Patten, où elles ont signé un accord de coopération, afin de lutter contre les violences faites aux femmes dans les zones de conflit. 

“Cette lutte participe aussi à celle contre l’impunité. Pour l’OIF c’est très important, parce que nous sommes vraiment à pied d’oeuvre aux cotés d’États -notamment la République Centrafricaine- qui tous les jours doivent affronter ce genre de situation, je pense aussi à la République Démocratique du Congo, et malheureusement ces tragédies sont extrêmement répandues dans notre espace. Il faut agir et prévenir, et là c’est encore la preuve de ce travail en étroite collaboration, de cette coopération constante entre la Francophonie et les Nations-Unies, au premier chef, mais aussi avec d’autres organisations régionales et sous régionales”, a déclaré Michaëlle Jean au HuffPost Tunisie

Mais cette lutte ne concerne pas seulement les violences à l’encontre des femmes, rappelle la Secrétaire Générale Adjointe de l’ONU: “Je constate que le cadre juridique dans plusieurs pays n’est pas tout à fait à la hauteur, par exemple, pour ce qui est des violences sexuelles contre les hommes et les garçons”, a-t-elle souligné. 

Ayda Labassi pour le HuffPost Tunisie

 

Quant aux actions qui découleront de cet accord signé, elles se porteront “sur l’importance du cadre juridique”, indique Pramila Patten, mais aussi, “la sensibilisation des femmes sur cette question, qu’elles sachent que c’est une violation grave, une atteinte à leur dignité à leur intégrité physique, mais aussi sensibilisation sur les services qui sont disponibles, notamment en ce qui concerne le soutien juridique qu’on peut apporter aux victimes” a-t-elle conclu. 

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