TUNISIE
21/02/2019 13h:56 CET | Actualisé 21/02/2019 13h:58 CET

Logo, calendrier, alliances...: Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du coordinateur général de Tahya Tounes Selim Azzabi

Selim Azzabi fait le point.

Le coordinateur général du parti Tahya Tounes, Selim Azzabi, a tenu une conférence de presse, jeudi, au cours de laquelle il est revenu sur les grandes lignes du parti. Voici ce qu’il faut retenir.

Le logo du parti

En marge de cette conférence de presse, le logo du nouveau parti a été dévoilé: une main blanche faisant le signe V, de victoire, sur fond rouge à coté duquel est écrit le nom du parti.

“Comme vous le voyez, c’est le signe de la victoire; qui on l’espère sera la nôtre” a affirmé Selim Azzabi.

 

La polémique sur le nom du parti

“Ce nom nous l’avons adopté, dans le cadre de la réunion du parti. Nous pouvons comprendre qu’il y ait des personnes qui soient gênés, mais ce nom appartient à tous les Tunisiens. Pour l’instant nous allons vers notre congrès avec ce nom. Nous respecterons les institutions de l’Etat, la loi et la justice, s’il doit en être autrement” a affirmé le coordinateur régional de Tahya Tounes dont le nom avait créé un tollé à son annonce.

 

370 bureaux locaux, 33 bureaux régionaux

“Nous aurons 370 bureaux locaux composé de 15 membres chacun” a annoncé Selim Azzabi. 

Affirmant que la “démocratie” sera de mise au sein du parti, ces 15 membres seront élus par les militants et adhérents du parti.

Au niveau régional, il y aura 33 bureaux composés chacun de 13 membres, élus directement par les adhérents du parti, qui voteront également pour le secrétaire général régional du parti.

Il y aura également un bureau national de Tahya Tounes: “Celui-ci sera composé de listes qui ne reposeront pas sur des personnes mais sur les colorations politiques qu’ils porteront. Chaque liste au niveau national sa propre démarche, philosophie, politique” a-t-il expliqué. Ensuite les adhérents du parti voteront pour la liste de leur choix et donc l’orientation politique du parti.

“Le président de la liste nationale qui aura le plus de voix deviendra le secrétaire général du parti Tahya Tounes” a-t-il précisé.

Un tel degré de démocratie au sein du parti “est une première en Tunisie” a affirmé Selim Azzabi, indiquant que lors des différentes réunions avec les militants, telle était la revendication principale.

Le calendrier 

Du 02 au 17 mars, la campagne pour l’adhésion au parti sera lancée.

Du 17 au 24 mars, dépôt des listes électorales et établissement de la liste des adhérents.

Du 25 au 31 mars, validation des listes électorales du parti.

Du 1er au 12 avril, organisation logistique du Congrès.

Les 13 et 14 avril et 20 et 21 avril: élections au niveau local, régional et national.

Du 22 au 28 avril: Annonce des résultats.

Le jour du vote, l’adhérent au parti ira voter sous la supervision d’observateurs indépendants. Il aura trois urnes face à lui: la première pour choisir une liste au niveau local, une seconde pour choisir sa liste au niveau régional et une troisième pour choisir sa liste au niveau national explique le coordinateur général de Tahya Tounes.

“Notre objectif est d’avoir d’ici le 28 avril, un parti créé sur des bases solides, démocratiques avec des structures locales, régionales et nationales élues (...) capable de participer aux prochaines échéances électorales” poursuit-il.

Chawki Gaddes et Najla la Brahem pour superviser le congrès et les élections internes

Selim Azzabi a présenté également les personnalités indépendantes, “qui ne sont pas adhérentes au parti Tahya Tounes” dit-il, qui superviseront ces élections. 

Ainsi le président de l’Instance nationale de protection des données personnelles Chawki Gaddes sera le président de la commission chargée de préparer le congrès du parti: “Il sera chargé de la préparation et de la logistique du congrès et de donner au parti la légitimité nécessaire pour montrer que ce congrès est transparent”.

Par ailleurs, Najla Brahem, ancienne membre de l’Instance Supérieur Indépendante des Elections, sera la présidente de la commission d’experts chargée de superviser le bon déroulement des élections.

“Ils ne font pas partie de Tahya Tounes” martèle Selim Azzabi qui ajoute: “Notre but est d’envoyer un message pour reconstruire la confiance entre la scène politique et le peuple tunisien”.

Un parti qui “soutient” le chef du gouvernement

“Le parti soutient clairement le chef du gouvernement” a annoncé Selim Azzabi.

“Elle le soutient parce que l’on pense qu’il est vital pour la Tunisie d’avoir une stabilité gouvernementale et que le gouvernement puisse faire son travail dans les meilleurs conditions” a-t-il expliqué affirmant que Youssef Chahed n’a participé à aucune réunion du parti.

“Le temps du parti mené par un leader est terminé. Aujourd’hui en Tunisie, il est temps d’avoir un parti qui s’appuie sur ses institutions (...) Nous n’allons pas construire un parti autour d’un leader, comme nous l’avons vu à de nombreuses reprises après la révolution” a poursuivi le coordinateur général de Tahya Tounes.

Unir les forces progressistes

“Il y a 4 forces politiques avec lesquelles nous sommes en discussion” a indiqué Selim Azzabi.

Il s’agit du parti Machrou’ Tounes “avec lequel nous avons eu plusieurs réunions et qui est avec nous au gouvernement”, du parti l’Initiative et du parti “Al Badil” porté par Mehdi Jomaa.

“Ce sont des partis qui nous ressemblent. Ils sont capables de nous apporter un plus et réciproquement” a-t-il expliqué.

“Il y a aussi une grande place accordée à la famille destourienne au sein de Tahya Tounes. Nous leur tendons la main, leur place est assurée à Tahya Tounes et nous leur souhaitons la bienvenue” dit-il affirmant que des contacts existent avec des personnalités nationales destouriennes.

Quelle relation avec Ennahdha?

“Chaque parti à l’ambition de gouverner seul, d’avoir la majorité et de mettre en place son programme et de l’exécuter. Mais qu’est ce qui fait qu’il y ait des coalitions? C’est le résultat des urnes. C’est lui qui oblige tel et tel parti à discuter avec l’autre” a expliqué Selim Azzabi affirmant qu’aujourd’hui la question est d’abord de construire le parti: “Nous n’avons pas encore gagné d’élections (...) au lendemain des élections, on verra où le peuple tunisien nous aura placé”.

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