TUNISIE
22/06/2018 16h:46 CET | Actualisé 28/06/2018 11h:01 CET

L'offense est lancée contre le rapport de la Colibe et elle est menée par Noureddine Khadmi

Le rapport de la COLIBE est une “fetna”, selon eux.

Zoubeir Souissi / Reuters

Lors d’une conférence intitulée “l’initiative de la discorde : atteinte au référentiel du peuple tunisien et au sacré”, tenue hier 21 juin 2018 à Tunis, la coordination nationale de défense du Coran, de la constitution, du développement et de l’équité n’a pas caché sa désapprobation du rapport de la COLIBE .

La coordination a renouvelé son rejet des travaux de la commission, les considérant comme étant “hostiles à l’Islam et au Coran, et contraires aux traditions du peuple tunisien”, affirme-t-elle. 

Un rapport “choquant” pour l’opinion publique

L’ancien ministre des Affaires religieuses dans les gouvernement Jebali et Laarayedh, Noureddine Khadmi, a affirmé dans son allocution, lors de la conférence tenue hier, 21 juin 2018, par la coordination nationale de défense du Coran, de la constitution, du développement et de l’équité, que les réformes et les recommandations relatives aux libertés individuelles et de l’égalité, dans le rapport de la COLIBE sont inacceptables et choquantes pour l’opinion publique.

Une atteinte à l’identité du peuple tunisien

“Ce rapport traite de l’identité qui est tranchée dans la constitution”, a affirmé l’ancien ministre, en précisant que cette question d’égalité d’héritage ne fait pas partie des objectifs de la révolution et loin d’être l’une des priorités nationales en matière de développement, d’emploi, de réformes. Il a estimé que ce rapport est contraire à ce qu’a stipulé la constitution dans son premier article.

Le rapport de la COLIBE est une “Fetna”

Noureddine Khadmi a considéré les réformes proposées dans le rapport de la commission des libertés individuelles et de l’égalité comme étant une “Fetna”, soulignant qu’ils sont contraires à la charia et l’Islam.

À cet égard, il a reproché à la commission le fait de ne pas avoir fait appel à des spécialistes de la charia, ni à des experts coraniques, en négligeant l’importance de prendre l’avis de Dar El Iftaa et le ministère des affaires religieuses par rapport à ce sujet. 

Il a, toutefois, appelé Dar El Iftaa et le conseil islamique supérieur à réagir face à ce sujet en indiquant que c’est une atteinte aux réglés islamiques et de donner une Fatwa par rapport à ce sujet.

Le rapport renonce aux concepts de la morale et de la pudeur” 

L’ancien ministre a assuré que les réformes proposées par la COLIBE sont contraires à la religion islamique et qu’ils auront des “répercussions graves” sur la société tunisienne, en citant quelques-unes, à savoir, l’annulation de l’obligation de la dot dans le mariage, la viduité, abrogation de la peine de mort, la liberté accordée aux artistes, et universitaires, avant de préciser que “ce rapport renonce aux concepts de la morale et de la pudeur” en évoquant le sujet de l’annulation des crimes d’homosexualité.

Selon ses dires “la liberté sexuelle absolue contribua à la division de la société et la polarisation idéologique au sein de la famille et de la société”

 

Notons que la coordination nationale de défense du Coran, de la constitution, du développement et de l’équité a lancé une pétition sur internet refusant ce rapport avec une initiative pour la protection du Sacré et une autre concernant la famille.

Il est à rappeler que le 12 juin 2018 le rapport de la commission des libertés individuelles et de l’égalité a été publié et présenté au président de la République, Béji Caïd Essebsi.

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