MAROC
30/03/2019 12h:30 CET | Actualisé 30/03/2019 12h:34 CET

L'initiative de ces enfants parlementaires veut contrer l'absence des enseignants contractuels en grève

À l'approche des examens, et en pleine crise des enseignants contractuels.

Facebook/ Parlement de l'enfant région Fès-Meknès 2017-2019

ENSEIGNEMENT - Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Les enfants parlementaires de la région Fès-Meknès le démontrent en lançant depuis quelques jours une initiative pour soutenir les élèves et leur éviter de subir de plein fouet la crise des enseignants contractuels.

“Les épreuves nationales et régionales approchent à grand pas. En tant qu’enfants parlementaires, nous désirons présenter notre aide à tout élève qui se voit dans l’impuissance de poursuivre ses cours à cause des absences de ses professeurs en grève”, explique une publication Facebook. “Pour parvenir à réaliser notre dessein, nous faisons appel à chaque personne ayant l’envie de présenter son soutien (profs,élèves,experts...etc ) et nous essayerons de notre part de mettre à disposition des cours ainsi que des révisions en ligne gratuitement”, poursuit la publication. 

“L’idée nous est venue après une rencontre régionale. L’une des enfants parlementaires, représentante de la commune de Taounate, nous a parlé de l’absence de ses professeurs, dans des matières aussi importantes que les mathématiques, la physique-chimie et SVT”, explique au HuffPost Maroc Taha Benjelloun, enfant parlementaire et représentant de la région Fès-Meknès au parlement de l’enfant. “On a pensé cette initiative pour aider ces élèves, pour qu’ils ne soient pas victimes de la grève des professeurs”, poursuit le lycéen de 17 ans.

Lancée il y a 4 jours, l’initiative profite pour l’instant à 7 bénéficiaires, aidés et accompagnés par 10 volontaires, regroupant à la fois des professeurs et des personnes maîtrisant les matières sollicitées. L’initiative étant nationale, elle profite également à des élèves basés dans d’autres villes. 

De leur côté, les enseignants poursuivent leur mobilisation et sortent de trois jours de grève, tenus les 26, 27 et 28 mars dans toutes les régions à travers des marches et des sit-in, malgré les sanctions annoncées à leur encontre par le gouvernement. Dans la gestion de crise de ce dossier, si la majorité se montre solidaire, appelant le gouvernement à ”être intransigeant”, l’opposition avec le parti de l’Istiqlal craint désormais “une année blanche pour les élèves”.