ALGÉRIE
20/02/2019 11h:20 CET | Actualisé 20/02/2019 11h:55 CET

L'inauguration de la nouvelle aérogare d'Alger reportée sine die

Archives

La nouvelle aérogare de l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger ne sera pas inaugurée ce dimanche 24 février 2019, a appris le HuffPost Algérie auprès d’une source interne à la Société de Gestion des Services et Infrastructures Aéroportuaires d’Alger (SGSIA). 

Les préparatifs de la cérémonie d’inauguration de la nouvelle aérogare ont été suspendus dimanche dernier. Un personnel qui a été mobilisé pour achever les préparatifs samedi 23 février, c’est-à-dire la veille de l’inauguration, a finalement été libéré par la Direction générale de la SGSIA, a-t-on encore appris.

La même source affirme que le ministère des Transports n’a pas divulgué les raisons de cette annulation, qui sera maintenue jusqu’à nouvel ordre.

Cette nouvelle aérogare, d’une capacité de 10 millions de voyageurs par an, devait être inaugurée en juillet 2018. Cette échéance a maintes fois été reportée en raison de retard des travaux de finitions.

Le ministère des Transports annonçait fin 2018 le report de l’inauguration à mars 2019.

Ce projet d’extension de l’aéroport international d’Alger a coûté plus de 80 milliards de DA, avait affirmé en juillet 2018 le ministre des Travaux publics et des transports, Abdelghani Zaalane

 Le projet fait l’objet depuis 2018 d’une enquête de la part du bureau gouvernemental britannique, Serious Fraud Office (SFO) pour soupçons de corruption.

Le groupe Ultra Electronics, qui avait obtenu un marché pour l’installation d’une solution informatique de gestion aéroportuaire, a accusé le P-DG de la Société de Gestion des Services et Infrastructures Aéroportuaires d’Alger (SGSIA), Tahar Allache, de corruption. 

Le groupe et sa filiale GATE, qui affirmaient avoir fourni des preuves au ministre des Transports, Abdelghani Zaalane, ont même saisi la Présidence algérienne.

Depuis plusieurs mois, le Serious Fraud Office (SFO) menait son enquête avec les autorités algériennes, notamment la brigade économique.

M. Tahar Allache, selon des sources internes à la SGSIA, a été le destinataire d’une note signée par le Procureur de la république, exigeant la remise des copies intégrales des offres des deux sociétés.

Des cadres de la SGSIA ont également été interrogés par la brigade économique de la police algérienne, tout comme les membres de la commission ayant octroyé le marché.