MAROC
10/02/2019 17h:35 CET

L'importation de moutons du Maroc pourrait, à nouveau, être interdite à Melilla

Une précaution suite à un épisode de fièvre aphteuse déclaré au Maroc.

Cultura RM Exclusive/Philip Lee Harvey via Getty Images

ECONOMIE - La vente de moutons en provenance du Maroc pourrait à nouveau être interdite à Melilla. Cette décision éventuelle ferait suite à un épisode de fièvre aphteuse qui touche quelques moutons notamment au nord du royaume. 

L’Espagne, qui avait levé l’interdiction de la vente de moutons dans l’enclave espagnole en juin dernier avant l’Aïd El Kebir ré-interdirait à nouveau le passage d’agneaux pour la prochaine fête du sacrifice. Le ministre de la Santé et de la Présidence gouvernement de Melilla, Paz Velásquez (PP), a déclaré que cette année, “tout indique” que l’interdiction de faire passer des moutons du Maroc à Mellilla sera pris et cela concerne environ 6.000 bêtes (soit un par famille), précise l’agenceEuropaPress.

Après l’apparition de plusieurs foyers de fièvre aphteuse au Maroc, l’Espagne veut ainsi prendre ses précautions à l’avance. Dans des déclarations à la presse, le ministre a annoncé que la déléguée du gouvernement de Mellila, Sabrina Moh (PSOE), devait travailler sur le dossier et apporter les  précisions nécessaires sur cette question “puisque la santé relevait toujours de l’exécutif”.  

Il a, par ailleurs, indiqué que depuis le 10 janvier, trois épidémies de fièvre aphteuse ont été décelées au sein de troupeaux d’ovins, de caprins et de belliers dans les villes de Tanger, Al Hoceima et Tétouan. “Ce qui signifie la réapparition d’une maladie qui ne s’était pas manifestée depuis les épidémies de novembre 2015″, précise la même source. “Depuis cette année, un arrêté établit des mesures préventives contre la fièvre aphteuse et elle est toujours en vigueur en Espagne”, a-t-il ajouté. Et de préciser que le ministère espagnol de la Santé ”évalue les mesures actuelles pour les renforcer si nécessaire” et pour prévenir toute contamination par la maladie sur le territoire espagnol.

Avant l’interdiction d’importer des moutons, le déplacement des animaux ne pouvait être effectué que dans une ferme d’élevage inscrite au Registre général du bétail (REGA), exige l’arrêté. Lorsque l’importateur n’est pas le propriétaire de la ferme, il doit disposer d’une autorisation écrite pour le faire.

Quelques jours auparavant, toujours dans l’enclave espagnole, les importateurs marocains ont été avisés qu’ils devront désormais se doter d’un permis d’importation pour livrer leur marchandise, plus précisément le poisson, à Melilla. La délégation gouvernementale de l’enclave espagnole avait annoncé qu’à compter du 15 février, toute importation de ce produit sur le territoire ne provenant pas de l’Union européenne (UE) nécessitera un Document vétérinaire commun d’entrée (DVCE). Ce dont les poissonniers de Melilla se sont plaints estimant que cette condition est une entrave à leur activité.