ALGÉRIE
07/03/2019 08h:08 CET

Ligue des champions: le PSG subit une nouvelle "remontada", Porto fait plier l'As Rome

Les joueurs du PSG effrondrés après leur élimination par Manchester United en Ligue des champions, le 6 mars 2019 au Parc des Princes|Martin BUREAU

Tremblement de terre et nouvel accident industriel pour Paris: le PSG, vainqueur 2 à 0 à l’aller, a été éliminé en 8e de finale retour de la Ligue des champions, battu 3 à 1 par Manchester United.

“Excusez-nous, c’est le seul mot que je peux trouver pour le moment”, a déclaré le capitaine parisien Thiago Silva au micro de RMC.

Le PSG succombe à une nouvelle “remontada”: le 8 mars 2017, Paris avait été éjecté en 8e de finale de la Ligue des champions, écrasé 6 à 1 à Barcelone au retour, alors que le Barça s’était incliné 4 à 0 à l’aller. Dire que ManU jouait sans Paul Pogba suspendu et avec une équipe décimée et rajeunie...

Le match contre ManU a basculé en toute fin de rencontre sur un penalty accordé après visionnage de la vidéo pour une main de Presnel Kimpembe.

Avant ce penalty réussi par Marcus Rashford, Romelu Lukaku avait inscrit un doublé pour Manchester United, profitant de deux erreurs de Thilo Kehrer et de Gianluigi Buffon. Juan Bernat avait cru marquer un but précieux sur une passe de Kylian Mbappé, par ailleurs peu en vue, ratant beaucoup d’occasions.

La Ligue des champions était l’objectif principal pour le PSG depuis son rachat par les Qataris à l’été 2011. Le club n’a jamais dépassé les quarts de finale depuis et reste même sur trois éliminations en 8e de finale.

A l’été 2017, le club parisien a dépensé plus de 400 millions d’euros pour engager Kylian Mbappé et Neymar (blessé et absent face à Manchester United) déclenchant l’ouverture d’enquêtes de l’UEFA au regard du critère du fair-play financier.

Porto fait plier l’AS Rome 

Battu 2-1 à l’aller, le FC Porto, avec un grand Moussa Marega, s’est qualifié mercredi pour les quarts de finale de la Ligue des champions en dominant l’AS Rome (3-1 a.p.) grâce à un ultime penalty accordé après assistance vidéo en prolongation.

L’attaquant malien, absent du match aller et rétabli d’une blessure à la cuisse après une récupération express en Chine, s’est montré particulièrement décisif pour emmener Porto au sein du top 8 européen, une première depuis 2015.

D’abord en servant le Brésilien Soares pour l’ouverture du score (26e) avant de fusiller le gardien suédois Robin Olsen (52e) pour inscrire son 6e but cette saison en Ligue des champions et répondre à l’égalisation du capitaine romain Daniele De Rossi sur penalty (37e).

Mais c’est seulement au bout de la prolongation que Porto s’est délivré sur un penalty transformé par le Brésilien Alex Telles (117e) après l’utilisation de la VAR pour un accrochage d’Alessandro Florenzi en pleine surface.

L’entraîneur de Porto Sergio Conceiçao avait réclamé avant la rencontre davantage de force offensive de la part de son équipe et l’ex-international portugais a été servi. Avec Marega et le retour de suspension du Mexicain Jesus Corona, les “Dragons” se sont montrés bien plus dangereux que dans la capitale italienne.

Agressifs à la récupération, les Dragons ont pu s’appuyer sur ce duo. Corona, titulaire surprise à la place de l’international algérien Yacine Brahimi, a été intenable sur son côté gauche jusqu’à sa sortie, en offrant par exemple la passe décisive sur le second but de Porto.

“Nous avons fait un match qui a frôlé la perfection, ce fut une belle preuve de maturité et de tranquillité qui fait comprendre que notre effectif est fort”, a déclaré Sergio Conceiçao en conférence de presse d’après-match sans s’épancher après avoir perdu quelques minutes plus tôt un membre de sa famille.

Zaniolo nerveux -

Copieusement dominés, les Romains n’ont pu que retarder l’échéance, se montrant bien inoffensifs pour tenter de forcer la décision et rêver d’une épopée comme la saison dernière où ils avaient atteints les demi-finales avant d’être éliminés par Liverpool.

L’illusion a pourtant été au rendez-vous quand Daniele De Rossi, homme d’un seul club comme son ancien coéquipier Francesco Totti, a pris à contre-pied le légendaire portier espagnol Iker Casillas.

Mais comme un signe montrant que cette soirée ne serait pas celle de l’AS Rome, le capitaine a dû céder sa place sur blessure moins de dix minutes après son but.

Le reste de la rencontre pour le club italien s’est résumé à contenir tant bien que mal les assauts portugais qui auraient pu plier la rencontre bien avant la prolongation s’ils s’étaient montrés plus efficaces ou s’ils n’avaient pas buté sur un Olsen en grande forme entre ses poteaux.

Héros de la première manche à Rome en signant un doublé, le jeune Nicolo Zaniolo (19 ans) est apparu nerveux sur la pelouse du Stade du Dragon, commettant de nombreuses fautes et jouant trop souvent dans le mauvais tempo.

Venant d’une défaite cuisante dans le derby de Rome face à la Lazio (3-0) et d’une humiliation en Coupe d’Italie face à la Fiorentina (7-1), la “Louve” enchaîne les mauvais résultats et son entraîneur Eusebio Di Francesco est avec ce revers sur la scène européenne plus que jamais fragilisé.

L’entraîneur transalpin ne s’est pas présenté en conférence de presse à la suite de la rencontre. Le Portugais Paulo Sousa, présent en tribunes, est un sérieux candidat pour lui succéder.