MAGHREB
24/10/2013 11h:48 CET

Libye: Inculpation des principaux responsables du régime Kadhafi

AFP
La justice libyenne a inculpé jeudi les principaux responsables de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi, dont son fils Seif al-Islam, pour la répression de la révolte de 2011 et les a renvoyés devant une cour pénale.

La justice libyenne a inculpé, jeudi 24 octobre, une trentaine de principaux responsables du régime déchu de Mouammar Kadhafi, dont Seif Al-Islam, fils cadet et éventuel successeur ainsi qu’Abdallah Al-Senoussi, patron des services de renseignement et beau-frère par alliance de Kadhafi, arrêté à l'aéroport de Nouakchott (Mauritanie) le 17 mars 2012 en possession d'un faux passeport malien et extradé vers la Libye le 5 septembre de la même année. Parmi les autres inculpés, Baghdadi Al-Mahmoudi, dernier Premier ministre de la "Jamahiriya libyenne arabe populaire et socialiste", la Tunisie l'avait extradé vers la Libye en 2012.

Les principaux chefs d'accusation portant sur la répression de la révolte de 2011 ont été retenus, a déclaré le porte-parole du bureau du procureur, Seddik Al-Sour, peu après la comparution d'une dizaine des prévenus devant une chambre d'accusation à Tripoli.

Cette dernière a décidé de les renvoyer devant le tribunal pénal de Tripoli, à l'issue d'une audience à huis clos, a ajouté M. Al-Sour lors d'une conférence de presse. Aucune date n'a toutefois été fixée pour le procès, a dit M. Sour.

Une dizaine de chef d'accusations ont été retenus contre ces responsables, dont assassinats, pillage et sabotage, actes portant atteinte à l'union nationale, trafic de drogue, complicité dans l'incitation au viol, d'enlèvement et dilapidation des deniers publics. Seule une dizaine d'accusés ont comparu jeudi, a indiqué à l'AFP un avocat présent à l'audience de la chambre d'accusation qui s’est tenue dans un complexe judiciaire et pénitencier de Tripoli, placé sous haute surveillance.

La présence des accusés n'est pas obligatoire, a déclaré le porte-parole du procureur, car la comparution de certains d'entre eux aurait exigé des dispositions sécuritaires exceptionnelles. La Cour a alors opté de les informer ultérieurement de sa décision, a-t-il encore expliqué. Mais durant le procès leur présence devant le tribunal pénal sera obligatoire.

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