MAROC
11/05/2019 14h:54 CET

Libye: Plus de 450 morts dans des combats à Tripoli depuis début avril

Plus de 60.000 personnes ont fui leur domicile.

ASSOCIATED PRESS
Des Libyens en deuil se rassemblent pour les prières funéraires des combattants tués par les avions de combat des forces du maréchal Khalifa Hifter, le mercredi 24 avril 2019 à Tripoli, en Libye.

LIBYE - Quelque 454 personnes ont trouvé la mort depuis le déclenchement, le 4 avril dernier, des hostilités au sud de Tripoli entre les forces du maréchal Khalifa Haftar et celles du Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, a annoncé samedi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le conflit armé a aussi fait 2.154 blessés et contraint plus de 60.000 personnes à fuir leurs domiciles, a précisé l’organisation dans un post sur Twitter.

Vendredi, le Conseil de sécurité a appelé “toutes les parties” au conflit libyen ”à revenir rapidement à la médiation politique de l’ONU” et ”à s’engager à respecter un cessez-le-feu”.

Seule “une désescalade” peut “aider à un succès de la médiation” de l’ONU, selon une déclaration du conseil.

“La paix et la stabilité en Libye ne viendront que via une solution politique”, affirme aussi la déclaration du Conseil, qui réitère son soutien à la médiation de son émissaire Ghassan Salamé.

Après plus d’un mois d’offensive infructueuse des troupes du maréchal Khalifa Haftar pour s’emparer du contrôle de Tripoli, la situation semble dans l’impasse tant sur le plan militaire que sur le plan politique.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité de l’ONU se dit “profondément préoccupé par l’instabilité à Tripoli et une situation humanitaire qui s’aggrave”.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, des milices rivales s’adonnent à une lutte d’influence pour dominer la capitale et contrôler les institutions et les richesses du pays, plongé dans le chaos.

En plus des combats au sol, les deux camps mènent quotidiennement des raids aériens et s’accusent mutuellement de viser des civils.