ALGÉRIE
11/09/2018 11h:05 CET

Libye: Haftar retire ses menaces et accuse Al Jazeera

Esam Al-Fetori / Reuters

Le maréchal libyen Haftar, qui a menacé l’Algérie de guerre, s’est rétracté mardi 11 septembre 2018, dans une conférence de presse animée par son porte-parole, le général Ahmed Al-Mesmari. 

Khalifa Haftar a accusé le “journal qatari satanique” Al Jazeera d’avoir créé le chaos médiatique en rapportant ses déclarations.

Le maréchal Khalifa Belqasim Haftar, commandant en chef de l’armée libyenne, a menacé d’entrer en guerre avec l’Algérie, dont l’armée “profitait de la situation sécuritaire de la Libye pour mener des incursions”.

Al Jazeera rapportait que maréchal Haftar a affirmé, lors d’une réunion avec ses collaborateurs, “avoir informé les autorités algériennes de sa capacité de transférer la guerre en quelques instants aux frontières algériennes”. 

Deux jours plus tard, le ministre libyen des Affaires étrangères du gouvernement d’entente nationale,Mohamed Taha Siala a désavoué les déclarations du maréchal Haftar. 

Il s’est entretenu avec le ministre algérien des AE, Abdelkader Messahel, qualifiant les déclarations de l’officier militaire “d’irresponsables”.

Les responsables libyens et algériens n’étaient pas les seuls à réagir puisque les déclarations de Haftar ont également suscité, tantôt les moqueries tantôt la colère des Algériens, internautes, journalistes et militants.

Les relations algéro-libyennes sont plus grandes que le Qatar

Ce qui semble avoir poussé le maréchal Haftar à se rétracter, via son porte-parole, le général Ahmed Al-Mesmari, lors d’un point de presse. 

L’officier militaire, qui a retiré ses menaces de guerre,  a affirmé que les relations algéro-libyennes sont plus grandes que le chaos médiatique créé par la chaine qatarie Al Jazeera et ses idées diaboliques”. 

Il a ensuite réitéré que les relations entre les deux pays sont “solides, pas comme le Qatar qui n’a aucune relation avec les Etats voisins et qui envoie des terroristes”.

Il a affirmé que la “Libye ne mobiliserait aucun soldat contre une nation arabe, dont l’Algérie”.