ALGÉRIE
16/07/2015 06h:50 CET | Actualisé 16/07/2015 06h:51 CET

Pour l'émissaire de l'ONU pour la Libye, "la porte reste ouverte" à ceux qui n'ont pas encore signé l'accord

ASSOCIATED PRESS
U.N. envoy to Libya, Bernardino Leon, gestures as he addresses reporters before the latest round of a new version of a U.N.-brokered peace deal at the Palais des Congres of Skhirate in Rabat, Morocco, Saturday, July 11, 2015. Libyan political leaders have agreed on a new version of a U.N.-brokered peace deal, putting pressure on the rival Tripoli leadership to sign on and build a unity government in hopes of ending the country’s chaos. (AP Photo/Abdeljalil Bounhar)

L'émissaire des Nations unies pour la Libye Bernardino Leon a invité mercredi les factions libyennes qui n'ont pas signé l'accord de paix à le faire, affirmant que "la porte restait ouverte".

S'exprimant devant le Conseil de sécurité à New York, M. Leon a aussi appelé à soutenir l'accord et à sanctionner si nécessaire les fauteurs de trouble en Libye.

Le Conseil, relève l'APS, devait adopter dans la journée une déclaration en ce sens, selon des diplomates.

Les parties libyennes en conflit ont paraphé samedi un accord "de paix et de réconciliation" qui ouvre la voie à un gouvernement d'union nationale mais les représentants du parlement de Tripoli étaient absents.

La Libye compte deux Parlements et deux gouvernements qui se disputent le pouvoir, l'un basé à Tripoli et l'autre à Tobrouk (est), ce dernier étant le seul reconnu par la communauté internationale.

"Je tiens à souligner que la porte reste ouverte pour qu'ils (les représentants du parlement de Tripoli) se joignent" à l'accord, a affirmé M. Leon.

"Seul un gouvernement d'union nationale, a-t-il plaidé, pourra être l'interlocuteur par lequel la menace croissante de Daech et de ses alliés pourra être contrée".

L'ambassadeur libyen Ibrahim Dabbashi a pour sa part vivement critiqué le refus du Conseil d'assouplir l'embargo sur les armes imposé à son pays afin de permettre à l'armée régulière de mieux lutter contre les groupes extrémistes.

Il a accusé le comité des sanctions de l'ONU de "nuire délibérément à la capacité du gouvernement libyen de combattre le terrorisme et de défendre son territoire".

Les factions libyennes qui ont refusé l'accord "ont été encouragées par les réticences du Conseil de sécurité" à armer les forces gouvernementales libyennes, a-t-il martelé.

Il faut, a-t-il plaidé, "soutenir le gouvernement dans ses efforts pour reconstruire une armée forte sous contrôle civil".

"Laissons le gouvernement d'union nationale présenter des demandes" d'armement, a répondu Bernardino Leon.

Il a souligné devant des journalistes que le parlement de Tripoli n'avait pas rejeté l'accord mais qu'il avait fait part de "préoccupations sur certains points (..) qui peuvent être résolues".

Si les factions libyennes présentent "de bons candidats" pour le futur gouvernement d'union, celui-ci pourrait être constitué "en trois semaines", a-t-il estimé.

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