MAROC
18/05/2019 17h:48 CET | Actualisé 18/05/2019 18h:07 CET

L'humoriste Amine Radi se fait violemment frapper par un policier en live sur Facebook

Indignation sur les réseaux sociaux.

Amine Radi

AGRESSION - Alors qu’il doit se produire ce soir au Morocco Mall de Casablanca, le jeune humoriste Amine Radi a été victime d’une agression cet après-midi de la part d’un élément des forces de l’ordre. En pleine rue et en direct sur Facebook, il a été frappé par un policier. Pour la deuxième fois. 

Quand il commence son live sur Facebook, Amine Radi a déjà reçu des coups. “On est en 2019 au Maroc, et un policier m’arrête en me disant ‘arrête-toi alhmar (espèce d’âne, ndlr)’”, lance-t-il. Ce policier l’a aussi frappé au visage. Un coup dans les gencives qui l’a fait saigné, dit l’humoriste en montrant ses dents à la caméra. 

Alors qu’il veut montrer aux internautes la tête du policier qui l’a agressé, ce dernier se précipite vers lui et le frappe de nouveau. Amine Radi tombe à terre, mais ne se démonte pas. “Vous avez vu, le voilà, vous avez vu! Un policier qui me frappe en 2019”.

Après avoir constaté que ses lunettes sont désormais cassées, l’humoriste continue de raconter ce qui se passe. “Et maintenant qu’est-ce qu’ils font: ils réunissent des personnes, des témoins. (...) Ce pays est vraiment dans la grosse merde. Je n’ai jamais vu ça de ma vie. Un policier m’a frappé”. Son live est interrompu par un autre policier qui essaye de le calmer et se porte coupable de l’agression, en direct sur Facebook. Amine Radi dément. 

En une heure seulement, les internautes ont massivement apporté leur soutien à l’humoriste, suivi sur Facebook par plus de 900.000 personnes. Son live a été vu plus de 315.000 fois sur Facebook et partagé par près de 6.000 personnes. 

“Il faut mettre fin à ces pratiques! Vous devez porter plainte! Et médiatiser l’affaire!”, lance un internaute. “Bienvenue au Maroc, bienvenue à la réalité”, écrit un autre. L’agression a indigné tout le monde. Et l’histoire risque de faire grand bruit.

D’après 2M, la vidéo est remontée jusqu’à la DGSN qui a ouvert une enquête.